Les services de la direction provinciale de l’Équipement et de l’Eau d’Agadir Ida-Outanane ont récemment entamé une opération d’envergure visant à libérer le domaine public maritime des griffes de l’occupation illicite. Cette action, qui s’étend sur plusieurs zones côtières relevant de différentes communes, poursuit un double objectif. D’une part, elle vise à délimiter avec une précision scientifique le rivage en établissant des cartographies claires basées sur des coordonnées géodésiques. D’autre part, elle entend faire respecter scrupuleusement les prescriptions de la loi n° 81.12 relative au littoral, qui impose un recul minimal de 100 mètres pour toute construction.
«Cette initiative résolue s’inscrit dans une stratégie plus large visant à mettre un terme aux tentatives récurrentes d’empiètement et d’exploitation illégale du bien public», rapporte Al Akhbar du 20 mars. Un phénomène qui s’est malheureusement amplifié depuis la publication, le 17 mai 2018, d’une circulaire interministérielle (Intérieur et Équipement) transférant aux communes la prérogative de gestion et d’administration des plages.
Il y a quelques mois déjà, les autorités locales avaient mené des opérations similaires de grande ampleur, de la périphérie nord d’Agadir jusqu’aux abords de Tiznit. À Imessouane, une localité côtière prisée de la préfecture, les bulldozers ont réduit en un clin d’œil à l’état de vestiges des cafés, restaurants et kiosques érigés sans droit ni titre. Cette phase du chantier avait initialement ciblé une centaine de constructions anarchiques, après que les autorités eurent sommé les occupants d’évacuer les lieux où maisons, bâtiments et cabanes avaient été édifiés, défigurant le paysage emblématique de la plage.
«Auparavant, c’est la plage d’Imourrane, située sur le territoire de la commune d’Aourir, qui avait été libérée de toutes les occupations illégales», écrit Al Akhbar. L’opération avait alors permis d’expulser des dizaines de personnes qui, par des constructions sauvages, avaient privatisé l’accès à la plage en y installant des cafés, restaurants et écoles de surf, bloquant de fait tous les passages.








