Suite à de nombreuses réclamations émanant d’élus et d’acteurs de la société civile, les services de la wilaya de Casablanca ont enjoint aux autorités provinciales de procéder à un contrôle approfondi des chantiers en cours. L’objectif est d’établir un diagnostic précis des retards qui affectent plusieurs projets d’envergure, notamment dans les domaines de la voirie et des infrastructures essentielles à la population. Cette décision fait suite à un mécontentement croissant concernant la cadence d’avancement de travaux pourtant cruciaux pour la vie quotidienne des citoyens, relaie Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 22 janvier.
En réponse, les gouverneurs des préfectures et provinces concernées ont entrepris des visites inopinées sur plusieurs sites stratégiques, en particulier ceux liés à la réhabilitation d’axes routiers majeurs. Les premiers constats se sont avérés alarmants : dépassements de délais contractuels sans justification valable, non-respect des cahiers des charges, et même interruption prolongée des activités sans communication transparente avec les maîtres d’ouvrage.
Face à ces manquements, des instructions fermes ont été transmises aux entreprises contractantes. Celles-ci sont sommées de reprendre et d’accélérer immédiatement les travaux, avec pour impératif de finaliser les projets en suspens avant le mois sacré du Ramadan. Un dispositif de suivi renforcé a été instauré, incluant des réunions hebdomadaires pour évaluer précisément l’état d’avancement. Parallèlement, les entreprises devront produire des rapports détaillés explicitant les causes des retards, dressant un bilan temporel et financier, et fournissant des engagements écrits sur les nouveaux délais de livraison.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de renforcement du contrôle, indique Al Ahdath Al Maghribia. Des rapports de l’Inspection générale du ministère de l’Intérieur ont par ailleurs relevé des irrégularités dans la délivrance de certaines autorisations communales, pratiques qui menacent la sécurité foncière et favorisent le morcellement illégal. Parmi les violations notables figure l’octroi de certificats de raccordement électrique à des bâtis érigés sur des terrains en indivision, sans partage effectif, ni consentement unanime des copropriétaires.








