La rareté de l’eau au cœur des débats au CCME

Une rencontre consultative du CCME sur la bonne gouvernance des ressources en eau et les changements climatiques, avec des experts marocains du monde, samedi 17 septembre 2022. . Anas Zaidaoui / Le360

Le 17/09/2022 à 20h56

VidéoLe Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) a organisé, samedi 17 septembre 2022, une rencontre consultative avec des experts marocains du monde autour de la bonne gouvernance des ressources en eau et des changements climatiques.

Faire des suggestions et proposer des solutions pour résoudre les problèmes de la rareté de l’eau et des changements climatiques, c’était tout l'objet de la rencontre organisée par le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger qui a réuni plusieurs experts marocains en eau, en changement climatique et en énergies renouvelables.

Interrogé par Le360, Abdellah Boussouf, secrétaire général du CCME, a indiqué que cette rencontre avait pour objectif de recueillir les avis et suggestions des compétences marocaines du monde sur les moyens à mettre en œuvre pour la gestion de la crise de l’eau afin de faire face au stress hydrique que connaît le Royaume.

Il a ajouté, par ailleurs, que cet évènement répondait à l’appel lancé par le roi Mohammed VI, lors de son discours prononcé le 20 août, dans lequel, il appelle à profiter de l’expertise des compétences marocaines de l’étranger.

Au cours de cette réunion, Abdellah Boussouf a souligné que cette rencontre avait pour but de créer un réseau qui réunirait des experts marocains en eau, en changement climatique et en énergies renouvelables, résidant à l'étranger ou au Maroc.

«Les eaux souterraines sont invisibles. Les gens croient que ces ressources sont en abondance et gaspillent de l’eau jusqu’à l’épuisement du réservoir. Dans la région de Souss Massa, les gens creusent à 300 mètres de profondeur, mais ils ne trouvent pas d’eau», a déclaré Abdelkader Larabi, professeur d’ingénierie de l’eau à l’Ecole Mohammedia d'ingénieurs de Rabat, lui aussi interrogé par le360, ajoutant que l’exploitation irrationnelle des nappes phréatiques conduit à l’intrusion de l’eau marine. Résultat: les nappes phréatiques deviennent salinisées.

Il convient de rappeler que, lors du Conseil du gouvernement tenu vendredi 16 septembre, le ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a exposé plusieurs mesures pour faire face à la rareté de l’eau, notamment l’accélération du programme de construction des petits et grands barrages, et ce, dans la cadre du Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (PNAEPI) 2020-2027.

Par Ihssane El Zaar et Anas Zaidaoui
Le 17/09/2022 à 20h56