Le cours du marché aux légumes subit actuellement une poussée inflationniste prononcée, réitérant un scénario déjà observé par le passé. Cette envolée des prix grève significativement le pouvoir d’achat des consommateurs, d’autant que le coût de nombreux légumes excède désormais les 25 dirhams le kg, malgré leur apparente disponibilité.
Ainsi, les prix connaissent d’importantes variations: pommes de terre et carottes oscillent entre 5 et 7 DH/kg, les petits pois se vendent à 15 DH, alors que poivrons et concombres atteignent 8 DH, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 29 janvier. Les haricots verts culminent à 25 DH/kg. Seul l’oignon affiche une stabilité relative autour de 9 DH/kg. La tomate, actuellement entre 5 et 7 DH/kg, pourrait voir sa cote s’envoler à l’approche du Ramadan, sous l’effet d’une demande traditionnellement accrue.
Les acteurs du secteur identifient un faisceau de causes à cette situation. Un ralentissement du rythme de maturation des cultures et des rendements en baisse en constituent le premier maillon. S’y ajoutent des difficultés logistiques importantes, avec l’acheminement perturbé des marchandises vers les centres de distribution suite aux intempéries et fermetures de routes, dans l’attente d’une amélioration des conditions météorologiques, indique Al Ahdath Al Maghribia.
La structure même de la filière est critiquée: la multiplicité des intermédiaires et un contrôle jugé insuffisant de leurs marges amplifieraient cette problématique. Une configuration qui, selon les professionnels, nuit in fine aux intérêts des petits et moyens agriculteurs, tout en alourdissant la facture des consommateurs finaux.
La perspective du Ramadan, prévu dans trois semaines, vient accentuer ces tensions. L’augmentation habituelle de la demande, notamment sur certaines variétés, exerce une pression supplémentaire sur l’offre et contribue à la spéculation sur les prix. Devant cette crise, les associations de consommateurs appellent les autorités et les professionnels à trouver des solutions urgentes pour garantir une stabilité des prix et un accès équitable aux produits.
Cette analyse révèle en fait une réalité complexe, où la hausse des tarifs ne relève pas uniquement de mécanismes économiques. Elle est le résultat d’une conjugaison de facteurs climatiques, sociaux et structurels, qui exigent une coordination renforcée entre agriculteurs, distributeurs, associations et autorités, pour protéger tant la santé du marché que le portefeuille des consommateurs.








