Démographie: ancrage croissant d’un modèle familial nucléaire

Selon le HCP, pas moins de 73% des ménages marocains relèvent du modèle familial nucléaire.

Revue de pressePas moins de 73% des ménages marocains, environ les 3/4, relèvent du modèle familial nucléaire, d’après les résultats de l’Enquête nationale sur la famille 2025 (ENF 2025), réalisée par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Détails et explications dans cette revue de presse, tirée du quotidien Assabah.

Le 08/04/2026 à 20h37

Les résultats de l’Enquête nationale sur la famille 2025 (ENF 2025), dévoilés mercredi à Rabat par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), montrent que «73% des ménages marocains, environ les 3/4, relèvent du modèle familial nucléaire, contre moins de 60,8% en 1995». Ce qui indique une polarisation accrue du groupe domestique autour du noyau parental.

D’après le quotidien Assabah, qui se penche sur les résultats de cette enquête dans son édition du jeudi 9 avril, «sur la période 1995-2025, la progression des familles nucléaires demeure plus soutenue en milieu urbain, où le taux d’accroissement annuel moyen atteint 3,6%, contre 2,4% en milieu rural».

D’après la même source, «dans cette dynamique, le couple avec enfants célibataires demeure la configuration dominante du foyer domestique (53,9% des ménages), avec une prévalence plus élevée en milieu rural (56,6%) qu’en milieu urbain (52,5 %)».

Entre 1995 et 2025, poursuit le quotidien, «deux évolutions structurantes ressortent, à savoir la forte progression des couples sans enfant et l’ancrage de la monoparentalité comme réalité sociale».

En termes de statistiques, indique la même source, «le poids démographique des couples sans enfant a progressé de 3,4 à 9,4%, une évolution largement observée aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural».

Cette hausse renvoie surtout à l’essor des «nids vides»: «les chefs de ce type de ménages sont majoritairement âgés de 60 ans et plus (72,8%), ce qui reflète le vieillissement démographique», explique la même source.

De même, d’après les mêmes résultats, la monoparentalité progresse, mais à un rythme plus modéré, de 7,3 à 8,8%. Elle constitue néanmoins un indicateur sensible de vulnérabilités potentielles, souvent liées aux ruptures conjugales et aux conditions économiques des parents.

Ces évolutions confirment l’ancrage croissant d’un modèle familial à dominante nucléaire et monogame.

Par La Rédaction
Le 08/04/2026 à 20h37