Covid-19: au moins 16.000 décès évités au Maroc depuis le début de la pandémie

Un agent de santé en tenue de protection se tient à l'intérieur d'une des pièces médicalisées de l'hôpital de campagne de Laâyoune, dédié au traitement de cas de Covid-19 et opérationnel depuis le 15 octobre 2021. . Boukhari / MAP

Au moins 16.000 décès ont été évités au Maroc, depuis la détection du premier cas, le 2 mars 2020, selon le coordinateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique du ministère de la Santé, Mouad Merabet.

Le 07/03/2022 à 11h53

Invité hier, dimanche 7 mars de l'émission «Maâ Ramdani» sur 2M, le coordinateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique du ministère de la Santé, Mouad Merabet, a fait savoir que plus de 16.000 décès, qui auraient pu être causés par le Covid-19, ont pu être évités au Maroc, grâce aux efforts fournies par toutes les parties prenantes. Une analyse plus détaillée sera prochainement effectuée, afin d’en établir le nombre exact, a-t-il souligné.

Le Maroc a jusqu'à présent recensé 44 décès pour 100.000 habitants, contre 286 pour 100.000 aux Etats-Unis, 214 pour 100.000 habitants en Espagne et 206 pour 100.000 habitants en France, selon ce médecin, qui ajoute que le Maroc a pu éviter deux vagues de transmission du Covid-19, grâce aux différentes mesures entreprises.

Il explique ainsi que la première vague que différents pays du monde a connue, et qui a causé plusieurs décès, a pu être évitée au Maroc grâce au confinement, et rappelle qu’au début de la pandémie, il n’y avait pas assez de recul scientifique, ni de données épidémiologiques sur le Covid-19.

La deuxième vague que le Maroc a pu esquiver, est celle causée par un variant britannique, entre-temps nommé Alpha. Le Dr Mouad Merabet signale ainsi que le Royaume n’a connu qu’une toute petite vague à cette période, même si ce variant, inquiétant et communautaire, représentait plus de 90% des cas observés. Il ajoute que grâce aux différentes mesures restrictives prises, notamment l'imposition du couvre-feu nocturne, 5.000 décès au minimum ont été évités.

Pour le moment, la vague épidémique provoquée par le variant Omicron, qui a causé près de 1.182 décès, est terminée, marquant ainsi le début de la phase post-vague ou la troisième inter-période. Certes, la situation épidémique sanitaire du pays est une lueur d'espoir, mais la prudence est de mise, fait observer ce spécialiste.

En effet, la fin de cette vague n’est pas synonyme de fin de la pandémie. A l’heure actuelle, l’éventuelle apparition de variants inquiétants à l’échelle internationale est toujours de mise, au moment où l’Organisation mondiale de la santé considère que la pandémie comme une urgence sanitaire mondiale.

Pour ce qui est de l’efficacité de la vaccination, le coordinateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique du ministère de la Santé note que les chiffres montrent le degré élevé de protection des vaccins contre la maladie et la mort.

Ainsi, le pourcentage de décès pour 100.000 habitants des personnes affichant un schéma vaccinal complet est inférieur de 86% par rapport aux personnes non-vaccinées (0 dose). De plus, le pourcentage de décès pour 100.000 habitants chez les personnes affichant un schéma vaccinal complet est inférieur de 68% par rapport aux personnes ayant un schéma vaccinal initial.

Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a annoncé le mardi 1er mars dernier, la fin de la vague Omicron, après deux semaines consécutives de niveau vert et le début d'une phase post-vague.

Cette vague Omicron a été, comme prévu, rapide et de courte durée: en tout, 11 semaines, avec une apogée atteinte au cours de la semaine du 17 au 23 janvier 2022. 

Par Nisrine Zaoui
Le 07/03/2022 à 11h53