La zone de Lahraouiyine a été secouée en début de semaine par l’effondrement soudain d’une habitation, un incident qui a provoqué un vent de panique parmi les riverains et mobilisé rapidement les autorités locales, dépêchées sur les lieux dès l’alerte donnée. Dans sa livraison de ce jeudi 29 janvier, le quotidien Al Akhbar indique que l’effondrement de cette maison a mis en lumière la fragilité de plusieurs constructions du secteur, poussant les commissions chargées de l’urbanisme à intensifier leurs interventions afin d’identifier les points noirs qui menacent la sécurité des habitants. Le bâtiment concerné ne disposait ni de clôtures ni des normes requises en matière de sécurité des constructions résidentielles.
Les murs et les plafonds de l’habitation se sont écroulés, laissant derrière eux un amas important de décombres qui a envahi une ruelle fréquemment empruntée par les passants et les enfants du quartier. Les habitants attribuent les causes de l’effondrement aux récentes conditions climatiques qu’a connues la ville de Casablanca, notamment les fortes pluies et les rafales de vent, qui auraient fragilisé davantage des maisons déjà vétustes dans cette partie de Lahraouiyine. Aucune perte humaine ni blessure n’a toutefois été enregistrée, les occupants ayant quitté les lieux auparavant par mesure de précaution, après avoir ressenti les premiers signes de danger. Des effets personnels et des vêtements appartenant aux résidents sont encore visibles sous les gravats, témoignant de la violence de l’effondrement.
Les autorités locales, accompagnées des services de sécurité, se sont rendues immédiatement sur place afin de sécuriser le périmètre et d’empêcher les citoyens de s’approcher des parties endommagées, par crainte de nouveaux effondrements, a-t-on pu lire dans Al Akhbar. Des engins de chantier ont été mobilisés pour procéder au déblaiement des gravats, rouvrir la voie et démolir les sections encore instables, susceptibles de représenter une menace à l’avenir.
Dans un souci de prévention, les autorités ont également procédé à l’évacuation des habitations voisines afin de garantir la sécurité de leurs occupants, dans une zone marquée par la prolifération de constructions anarchiques qui accentuent le risque d’accidents similaires. Cette situation alimente un profond mécontentement parmi les habitants du douar Bousselham, contraints de vivre dans des conditions de logement précaires et exposés en permanence au danger des effondrements.
Des habitants exigent des solutions urgentes et durables en faveur des familles touchées, d’autant que ce quartier abrite des établissements sensibles, comme un jardin d’enfants situé à proximité immédiate du lieu de l’incident. Cet événement relance ainsi le débat sur la problématique des habitations menaçant ruine dans les quartiers marginalisés de la capitale économique et place les commissions d’urbanisme face à la nécessité d’accélérer les programmes de relogement, afin d’éviter des drames humains parmi les familles qui y résident encore.







