La qualification des Lions de l’Atlas pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 (CAN), arrachée au terme d’un âpre combat et d’une séance de tirs au but face au Nigeria, a embrasé le Royaume d’une joie intense et unanime. Ce triomphe a instantanément fait déferler une vague d’allégresse à travers tout le pays, des stades aux artères urbaines, des places publiques aux foyers les plus intimistes.
À Rabat, le coup de sifflet final de l’arbitre a bien moins marqué la fin du match que l’embrasement d’une liesse exceptionnelle, gagnant dans un même élan les grandes avenues, les ruelles et les cafés de la capitale, rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 16 janvier. Loin d’être une simple réaction spontanée, cet élan traduisait une fierté profonde pour l’abnégation et l’esprit de conquête dont a fait preuve la sélection tout au long du tournoi.
Dans la capitale économique, Casablanca, l’espace public s’est mué en un vaste théâtre de célébrations. Portant haut l’étendard national et scandant le fameux «Dima Maghrib», les supporters, qu’ils aient suivi la rencontre chez eux ou dans les fanzones, ont envahi boulevards et places. Le concert assourdissant des klaxons se mêlait aux chants patriotiques, composant la symphonie continue de cette nuit historique. Une ferveur identique a gagné Settat et El Jadida, où les youyous ont résonné avec la même vigueur.
À Tanger et dans tout le Nord du pays, ce sont des milliers de personnes, toutes générations confondues, qui ont investi les rues, drapeaux au vent. Sur les places de Fès et Meknès, malgré le froid, l’enthousiasme était indomptable; les hymnes nationaux s’y entrelaçaient aux roulements des tambours traditionnels et aux sonneries de voitures. Cette effervescence dépasse la simple qualification: elle célèbre le retour en finale après plus de deux décennies d’attente, confirmant l’équipe nationale comme un puissant ciment d’unité et un vecteur d’espérance partagée.
Du côté de Marrakech, la mythique place Jemaa el-Fna est devenue le cœur battant de ces réjouissances collectives. À Agadir, malgré les températures fraîches, la corniche et les grands axes ont vu affluer une foule vêtue aux couleurs nationales, dans des voitures pavoisées, entonnant des chants populaires à la gloire des Lions.
À l’Est, à Oujda, les scènes de jubilation ont éclaté dès la fin de la rencontre, envahissant la place de Roma et ses alentours. Plus au sud, Laâyoune s’est transformée en une immense arène festive, où les rassemblements devant les écrans géants ont résonné des cris de joie et du vacarme des motos. Ces instants chargés d’émotion tissent un lien puissant entre la performance sportive et l’identité nationale, démontrant que le football possède ce don rare d’unifier le pays, de l’extrême nord jusqu’au cœur du Sahara, écrit Al Ahdath Al Maghribia.
Des villes de Guelmim, Tan-Tan et Dakhla à celles de Rachidia et Beni Mellal, partout se sont répétées les mêmes scènes d’euphorie: des rues submergées de rouge et de vert, des visages illuminés par une même fierté, célébrant d’une seule voix cette qualification, historique, pour l’ultime marche de la CAN.








