Les cafés ont toujours été des espaces conviviaux de rencontres et d’échange, même pendant Ramadan.
Mais depuis l’épidémie du covid, les habitudes ont changé, le pouvoir d’achat a connu une baisse significative et la saison froide n’encourage pas les sorties. Les dépenses des familles se sont orientées vers la table du ftour.
Le Ramadan est donc devenu une période de faible activité pour les cafés dans les grandes et les petites villes, fait remarquer le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 14 et 15 mars.
Aujourd’hui, indique le quotidien, «les gens préfèrent se retrouver autour d’un thé ou d’un café à la maison pour discuter au lieu de se rendre dans un café».
Ce qui se répercute directement sur le secteur, qui connaît aujourd’hui une baisse significative de son rendement pendant le mois de Ramadan, avec un chiffre d’affaires qui chute par rapport au niveau habituel, constate la même source. Dans certains cas, les cafetiers ne parviennent même pas à s’acquitter de leurs charges durant ce mois.
D’après le quotidien, l’activité des cafés se trouve également fortement influencée par la dimension spirituelle. Beaucoup de fidèles se rendent dans les mosquées pour accomplir les prières des Taraouihs avant de faire une petite marche pour rentrer chez eux. S’ajoute à cela le facteur économique qui expliquerait également la crise des cafés.








