Surveiller, coordonner, intervenir. Tel est le triptyque du Poste central de commandement et de coordination de Casablanca, particulièrement lors des fortes précipitations. Depuis ce centre névralgique, la préfecture de police scrute le réseau routier pour identifier les points d’eau et réorganiser instantanément la circulation, garantissant ainsi la sécurité routière malgré les intempéries.
Installé au sein de la préfecture de police, ce pôle technologique s’appuie sur un réseau dense de caméras haute définition qui quadrillent les artères stratégiques de la ville. Sur un mur géant d’écrans, les opérateurs du PCCC visualisent en temps réel la moindre anomalie, permettant une réactivité immédiate dès l’apparition des premiers signes de saturation ou d’incident.
«Le centre joue un rôle capital dans le suivi de cette conjoncture climatique. Des accumulations d’eau se forment au niveau de plusieurs axes routiers majeurs, notamment sur l’autoroute urbaine, ce qui nécessite une coordination immédiate avec les différents services compétents et les autorités locales pour intervenir sur ces points noirs», explique Abdelhakim Ilsika, responsable du centre, dans une déclaration pour Le360.
Cette coordination est le pivot de la gestion de crise. Dès qu’une poche d’eau est signalée, le PCCC devient l’interface directe avec les services d’assainissement et les autorités locales pour accélérer l’évacuation des eaux. L’objectif est de réduire au maximum le temps de stagnation des eaux sur l’asphalte, un facteur clé pour éviter que l’autoroute urbaine, la colonne vertébrale de la métropole, ne s’asphyxie.
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Dès que le niveau des eaux menace la circulation ou bloque le passage des véhicules, les opérateurs activent des protocoles de déviation. «Notre intervention consiste à mettre en place des déviations de la circulation sur les tronçons impactés. Nous alertons les usagers de la route dès qu’une voie est coupée en raison de la montée des eaux», précise-t-il.
La surveillance se fait particulièrement rigoureuse au niveau des tunnels et des trémies de la ville, points critiques en cas d’averses. Le centre surveille l’évolution du niveau de l’eau minute par minute pour anticiper toute fermeture nécessaire. Il s’agit d’éviter que des véhicules ne se retrouvent piégés dans des zones submersibles, ce qui aggraverait instantanément le chaos urbain.
Du pilotage sous la pluie à la gestion des pics de Ramadan
Parallèlement à ces aléas climatiques, le PCCC prépare déjà le dispositif spécifique au mois de Ramadan. Cette période impose une pression supplémentaire sur les équipes de régulation, avec des flux de circulation qui se concentrent de manière spectaculaire avant la rupture du jeûne.
«Des dispositions sécuritaires préalables sont prises pour accompagner la circulation durant le Ramadan. Nous observons une dynamique particulière avec des flux de déplacements massifs et simultanés des citoyens vers leurs foyers. Cela exige une vigilance accrue et une présence constante des services de la préfecture de police de Casablanca», souligne Abdelhakim Ilsika.
À travers ce balayage permanent des axes stratégiques, le centre identifie les zones de saturation en temps réel. Cette réactivité permet de déployer les unités de terrain (motards et agents de circulation) sur les carrefours les plus denses, assurant ainsi la fluidité au cœur de la capitale économique.








