La séance législative consacrée hier, mardi 27 janvier au Parlement, à l’adoption en deuxième lecture du projet de loi N°59.21 relatif à l’enseignement scolaire, a été caractérisée par l’absence remarquée dans l’hémicycle de 330 députés (sur les 395 élus que compte la première Chambre).
Le sort législatif du projet n’a donc été décidé que par 65 députés, dont 45 ont voté en faveur du texte et 20 contre, sans qu’aucune abstention n’ait été enregistrée.
«Ce projet a été transmis par la Chambre des Conseillers après modification de plusieurs articles, en vue d’améliorer la rédaction juridique de certaines dispositions et d’ajouter des paragraphes et des formulations afin de renforcer le contenu de nombreux articles», relaie Assabah de ce jeudi 29 janvier.
Le projet de loi N°59.21 relatif à l’enseignement scolaire vise «à encadrer le fonctionnement de l’enseignement scolaire pour les années à venir et à fonder une nouvelle école marocaine dans ses fonctions, ses finalités, ses interactions et son modèle pédagogique», a déclaré à cette occasion Mohamed Saad Berrada, ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports.
Pour le ministre, «ce projet constitue un nouveau pacte entre la Nation et son école, faisant de l’éducation un projet sociétal et un bien commun au service d’une école de qualité pour tous».
Le quotidien indique que l’actuel mandat parlementaire se distingue par un absentéisme récurrent, un phénomène qui serait soutenu par des partis politiques qui accréditent des candidats ignorant tout des circuits législatifs, et ne participant pas aux débats.
Cette problématique perdure, poursuit le quotidien, malgré des indemnités qui leur sont reversées, d’un montant de 35.000 dirhams, que les députés perçoivent mensuellement, sans compter de nombreux autres avantages ayant trait à leurs déplacements, leurs hébergements et autres frais de téléphone. Tout compte fait, explique la même source, ces indemnités sont de près de 50.000 dirhams.
Cette problématique avait tellement préoccupé le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, qu’il avait bataillé pour la combattre en ayant recours à des caméras de nouvelle génération, dans le but de traquer les absents. Il avait aussi décidé de donner lecture de la liste des noms des députés absents au début de chaque session plénière dans l’hémicycle, de même que de procéder à une ponction sur leurs indemnités mensuelles, fixée à un montant de 1.300 dirhams pour chaque jour d’absence non justifiée. Cependant, explique le quotidien, cet ensemble de mesures qui avaient pris effet par le moyen d’un règlement interne n’a pas servi, en fin de compte, à moraliser la vie parlementaire.








