Le Maroc entame une nouvelle phase historique dans le dossier du Sahara occidental. «Après avoir obtenu des résultats au Conseil de sécurité, le petit jihad diplomatique est achevé. Désormais s’ouvre le grand jihad», écrit le quotidien Assabah dans son éditorial du lundi 9 février: un processus qui pourrait être long et exigeant, mais porteur d’espoir et de certitudes. L’objectif ? Sceller légalement et sur le plan international la souveraineté marocaine sur l’ensemble de son territoire et clore un conflit qui dure depuis plus de cinquante ans, avec un soutien financier, diplomatique et militaire de l’Algérie.
«Fait notable, l’Algérie, qui avait consacré d’immenses ressources au soutien de groupes séparatistes, privant son propre peuple de besoins essentiels comme la nourriture, la santé et l’éducation, change de position», relève Assabah. Elle reconnaît désormais l’importance d’un règlement politique basé sur l’initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté du Royaume. Cette évolution, rapide et spectaculaire, illustre la maturité stratégique du voisin oriental, qui place désormais ses intérêts vitaux et ses alliances au-dessus de tout autre calcul.
Moins de trois mois après le discours royal du 31 octobre 2025, dans lequel le Roi annonçait la révision et la précision de la proposition d’autonomie, le Maroc a présenté à l’ONU un document de 40 pages, base unique pour les négociations, réaliste et directement applicable, conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité. Ce sérieux et cette légitimité ont convaincu l’ONU de lancer officiellement les négociations entre toutes les parties concernées.
Pour la première fois, la délégation algérienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères, s’assoit à la table des discussions en tant que partie majeure du conflit. Ce moment marque un tournant que le Roi avait décrit comme une phase décisive et un tournant historique dans l’histoire moderne du Maroc. «Le 31 octobre 2025 sépare désormais un avant et un après dans le règlement du différend», rappelle Assabah.
«Depuis dimanche, à l’ambassade américaine de Madrid, le post-31 octobre est officiellement lancé, souligne Assabah. Le Maroc entre dans les négociations avec un avantage stratégique: la souveraineté marocaine sert de point de départ du dialogue, excluant toute discussion en dehors du cadre de la résolution internationale et de la proposition marocaine réaliste et crédible.
Cette étape est historique. Elle confirme que toute solution finale au conflit ne pourra être appliquée que sous la pleine souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, de Tanger à Laâyoune et Lagouira. Le Royaume, en démontrant sérieux, cohérence et patience stratégique, se positionne désormais au centre du processus diplomatique, prêt à transformer plus de cinquante années de conflit en un règlement définitif.








