Reconstruction de Gaza: le Maroc premier contributeur financier au plan de paix de Donald Trump

Le cheikh Isa bin Salman bin Hamad al-Khalifa, ministre bahreïni de la Cour du Premier ministre (à gauche), le président américain Donald Trump (au centre) et le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, à la signature de la charte fondatrice du «Conseil de paix», initié au cours du Forum de Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026.. AFP or licensors

Revue de presseLors de la réunion inaugurale du Conseil de paix à Washington, tenue en présence du président Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a annoncé une contribution multidimensionnelle du Royaume pour la stabilité de Gaza. Alliant déploiement sécuritaire, soutien médical et action sociale, le Maroc réaffirme ainsi son rôle de leader au service de la paix et de la sécurité régionale et mondiale. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 22/02/2026 à 18h02

Le jeudi 19 février dernier à Washington, à la réunion inaugurale du Conseil de paix en présence de Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a annoncé que le Maroc devenait la première nation à contribuer financièrement à cette nouvelle instance en faveur de Gaza. Cette dotation initiale vise à soutenir des projets spécifiques du plan de paix porté par le président américain, dont le Royaume endosse pleinement la vision.

Au-delà de ce soutien financier, l’engagement marocain se décline en une offre de coopération sécuritaire substantielle, rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 23 février. Le Maroc s’est dit «prêt à déployer des éléments de ses forces de sûreté pour assurer la formation des personnels de police», relaie le quotidien qui précise que, de plus, «des officiers spécialisés pourraient intégrer une future force internationale de stabilisation, mettant l’expertise reconnue du Royaume au service de la fluidité des opérations et du maintien de l’ordre dans les zones concernées».

Sur le plan humanitaire, le Maroc projette l’installation d’un hôpital de campagne pour prodiguer des soins d’urgence à la population. Cette action médicale s’accompagnera d’un programme intégré visant à «lutter contre les discours de haine et à promouvoir les valeurs de tolérance et de coexistence». Selon Nasser Bourita, cette approche a pour ambition de panser les traumatismes psychosociaux engendrés par le conflit, et de jeter des ponts de confiance entre les différentes composantes de la société.

Lors de son intervention, le ministre des Affaires étrangères a souligné quatre facteurs clés pour la réussite de cette dynamique, en insistant sur l’impératif de garantir les conditions de la première phase du plan en 20 points. Il a également rappelé que la stabilité en Cisjordanie demeurait un pilier incontournable pour l’avenir de tout processus de paix.

Nasser Bourita a réaffirmé, en conclusion, l’importance de «renforcer l’autorité palestinienne à travers ses institutions législatives comme choix stratégique», tout en saluant le leadership de Donald Trump, qualifié d’acteur déterminant pour l’avènement d’une paix durable.

Par Hassan Benadad
Le 22/02/2026 à 18h02