Le jeudi 19 février dernier à Washington, à la réunion inaugurale du Conseil de paix en présence de Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a annoncé que le Maroc devenait la première nation à contribuer financièrement à cette nouvelle instance en faveur de Gaza. Cette dotation initiale vise à soutenir des projets spécifiques du plan de paix porté par le président américain, dont le Royaume endosse pleinement la vision.
Au-delà de ce soutien financier, l’engagement marocain se décline en une offre de coopération sécuritaire substantielle, rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 23 février. Le Maroc s’est dit «prêt à déployer des éléments de ses forces de sûreté pour assurer la formation des personnels de police», relaie le quotidien qui précise que, de plus, «des officiers spécialisés pourraient intégrer une future force internationale de stabilisation, mettant l’expertise reconnue du Royaume au service de la fluidité des opérations et du maintien de l’ordre dans les zones concernées».
Sur le plan humanitaire, le Maroc projette l’installation d’un hôpital de campagne pour prodiguer des soins d’urgence à la population. Cette action médicale s’accompagnera d’un programme intégré visant à «lutter contre les discours de haine et à promouvoir les valeurs de tolérance et de coexistence». Selon Nasser Bourita, cette approche a pour ambition de panser les traumatismes psychosociaux engendrés par le conflit, et de jeter des ponts de confiance entre les différentes composantes de la société.
Lors de son intervention, le ministre des Affaires étrangères a souligné quatre facteurs clés pour la réussite de cette dynamique, en insistant sur l’impératif de garantir les conditions de la première phase du plan en 20 points. Il a également rappelé que la stabilité en Cisjordanie demeurait un pilier incontournable pour l’avenir de tout processus de paix.
Nasser Bourita a réaffirmé, en conclusion, l’importance de «renforcer l’autorité palestinienne à travers ses institutions législatives comme choix stratégique», tout en saluant le leadership de Donald Trump, qualifié d’acteur déterminant pour l’avènement d’une paix durable.








