Projet de loi sur la profession d’avocat: les bâtonniers envisagent des démissions collectives

La grève des avocats a paralysé les tribunaux mardi 6 janvier.

Revue de presseDans leur mouvement de protestation contre le projet de loi 66.23 relatif à l’organisation de leur profession, les avocats optent pour l’escalade. Après une série de manifestations et la suspension des services professionnels, les bâtonniers envisagent de démissionner. Une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 11/02/2026 à 19h18

Le projet de loi n° 66.23 relatif à l’organisation de la profession d’avocat, vigoureusement rejeté, continue de provoquer des tensions avec le ministère de la Justice.

Une atmosphère tendue que les sources du quotidien Assabah de ce jeudi 12 février expliquent par le fait que «les bâtonniers des différents barreaux du pays menacent de démissionner collectivement en guise de protestation contre ce qu’ils qualifient de sourde-oreille du gouvernement».

Selon ces sources, «parmi les formes de protestation envisagées par l’Association des barreaux du Maroc, en plus de la suspension des services professionnels, la question de démission collective des bâtonniers serait à l’ordre du jour des avocats, aujourd’hui en colère».

Cette démission serait «une décision difficile et douloureuse», estime le bâtonnier Me Kamal El Mehdi. Dans un post sur les réseaux sociaux, indique Assabah, il souligne que «les bâtonniers mènent aujourd’hui un combat existentiel qu’il n’avaient pas souhaité à un moment marqué par la dégringolade du niveau du responsable gouvernemental au niveau de la pratique et du discours».

Cette carte de démission collective des bâtonniers, qui avait déjà été évoquée par le président de l’Association des barreaux du Maroc (ABAM), El Houssine Ziani, aurait été brandie aujourd’hui par les avocats suite à l’échec des négociations autour du projet de loi n°66.23 relatif à l’organisation de la profession d’avocat avec le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, indiquent les sources du quotidien.

Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, avait exprimé son entière disposition «à débattre des amendements uniquement au sein de l’Hémicycle et non pas retirer le projet du circuit législatif, comme le demandait l’Association des barreaux du Maroc». Et selon Assabah, des députés «pourraient assurer la médiation entre les deux parties, en vue de contenir cette crise dont les effets seraient visibles sur les circuits des tribunaux».

Par La Rédaction
Le 11/02/2026 à 19h18