Le gouvernement s’apprête à transmettre au Parlement le projet de loi de finances pour l’année 2027, après sa validation lors d’un Conseil ministériel présidé par le Roi Mohammed VI. Présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, ce texte s’appuie sur des indicateurs économiques solides et s’articule autour de cinq priorités majeures. Ces orientations visent principalement à améliorer le niveau de vie des familles, intégrer la jeunesse, réduire les disparités territoriales et renforcer la souveraineté économique, tout en maintenant un contrôle rigoureux des équilibres budgétaires de l’État, relaie le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du lundi 19 octobre.
Cette feuille de route budgétaire reflète une forte convergence entre les orientations officielles du projet de loi de finances et les engagements du programme électoral du Parti Authenticité et Modernité (PAM). La protection du pouvoir d’achat constitue le cœur de cette stratégie sociale. Le projet prévoit des mesures concrètes de régulation des marchés et des prix pour atténuer l’impact du coût de la vie, couplées à une revalorisation des aides sociales directes accordées aux ménages. Il confirme également la poursuite de la généralisation de la couverture médicale obligatoire, la mise à niveau des infrastructures de santé et d’éducation, ainsi que le soutien à l’accès au logement.
L’insertion socio-économique des jeunes s’impose comme un axe stratégique avec le lancement d’un programme national intégré s’étendant de 2027 à 2031. Placée sous le slogan «Un avenir pour chaque jeune», cette initiative ambitionne de rompre avec la dispersion des approches sectorielles antérieures au profit d’une politique nationale cohérente. Elle garantit un accompagnement sur mesure couvrant l’éducation, la formation, l’accès à l’emploi et au logement, tout en facilitant l’accès aux mécanismes de financement, de garantie et aux marchés pour stimuler l’entrepreneuriat des jeunes, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia.
Sur le plan du développement territorial, le gouvernement consacre une enveloppe prévisionnelle de 25 milliards de dirhams afin d’accélérer la mise en œuvre des programmes intégrés et d’atténuer les écarts entre les milieux urbains et ruraux. Pour optimiser l’impact de ces investissements, des réformes institutionnelles sont engagées pour préciser les compétences des régions, renforcer les mécanismes de contractualisation avec l’État et activer la charte de la déconcentration administrative. Ces mesures visent à accélérer la réalisation des projets et à rapprocher les services publics des usagers.
La souveraineté stratégique constitue le quatrième pilier de ce projet de loi de finances, ciblant la sécurité hydraulique, énergétique et alimentaire, ainsi que la souveraineté numérique. Le texte prévoit une accélération de la transition énergétique à travers le développement des énergies renouvelables, le déploiement de l’Offre Maroc pour l’hydrogène vert, et la concrétisation de la feuille de route pour les infrastructures gazières. Ces initiatives visent à garantir une gestion durable des ressources stratégiques face aux défis économiques et climatiques actuels, écrit Al Ahdath Al Maghribia.
L’investissement et la préservation des équilibres financiers complètent ce dispositif. Le gouvernement entend dynamiser l’investissement privé grâce aux leviers offerts par la nouvelle Charte de l’investissement et à la réforme continue des Centres régionaux d’investissement. Une attention particulière est accordée aux très petites, petites et moyennes entreprises, ainsi qu’au développement de systèmes industriels souverains. L’ensemble de ces réformes est mené avec la volonté constante de préserver la soutenabilité des finances publiques, garantissant ainsi la pérennité des grands chantiers sociaux et de développement.




