L’extrême droite espagnole met en place un plan contre la «marocanisation» de Sebta et Melilla

Melilla.

Melilla. . DR

Revue de presseKiosque360. Le chef du parti d’extrême droite espagnol a peur que la démographie galopante des Marocains dans les présides occupés n’oblige les Espagnols à rentrer chez eux. Pour contrer cette tendance, Il préconise un système ségrégationniste privilégiant ses compatriotes aux dépens des Marocains.

Le 17/05/2019 à 23h03

Après avoir proposé la construction d’un mur autour de Sebta et Mellila, le parti de l’extrême droite espagnol veut «expulser» les Marocains des présides occupées en les privant des aides sociales. Pis encore, ce parti aspire à installer un système ségrégationniste qui donne la préférence aux Espagnols dans l’enseignement et les autres services publics. C’est la manière la plus efficace, affirme le candidat du parti aux élections européennes, pour que les Espagnols cessent de quitter la ville. Le parti a promis de ne pas permettre aux Marocains de se démultiplier aux dépens des habitants espagnols des deux villes occupées qui commencent à émigrer vers la péninsule. Le candidat de ce parti s’est présenté comme étant une personne parmi les milliers de ses compatriotes qui commencent à s’inquiéter par le changement qui se produit dans la ville depuis quelques années. Il a mis en garde contre le renoncement à l’hispanité de la ville qui risque de devenir marocaine: «Je sais que ce que je dis fait peur mais la peur paralyse aussi les gens et elle ne doit pas nous cacher la réalité».

Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du samedi 18 mai, que le chef du parti d’extrême droite espagnol a indiqué que le nombre de Marocains augmente chaque jour et qu’en plus, ils obtiennent de plus en plus de subventions et d’aides. Ils profitent, ajoute-t-il, des services financés par les impôts des Espagnols. Le parti extrémiste a entamé sa campagne électorale en évoquant la proposition de son dirigeant qui a appelé à la construction d’un mur autour de Sebta et Mellila. Il a demandé à ce que l’on oblige le Maroc à supporter le coût de sa construction en mimant Donald Trump qui a promis de construire un mur entre les Etats-Unis et le Mexique et d’obliger son voisin à en payer les frais. Le dirigeant politique espagnol a souligné que les frontières espagnoles sont devenues poreuses face à l’invasion démographique due à l’immigration clandestine. Il a, du coup, accusé le Maroc de collusion avec les organisations impliquées dans la traite des humains. Pis encore, ajoute-il, le Maroc envoie des vagues d’immigrés clandestins vers l’Espagne pour faire chanter l’Union européenne, conclut le chef du parti d’extrême droite espagnol.

Par Hassan Benadad
Le 17/05/2019 à 23h03