Législatives 2026: le calendrier électoral dévoilé par le ministre de l’Intérieur

Un électeur glisse son bulletin de vote dans une urne. (Photo d'illustration)

Revue de presseLors de sa réunion hebdomadaire, le conseil de gouvernement a arrêté, jeudi, le calendrier du prochain scrutin législatif. Prévues pour le 23 septembre 2026, ces élections se dérouleront dans le cadre d’une nouvelle loi organique ambitieuse, conçue pour renforcer l’intégrité du processus électoral et consacrer l’émergence d’une élite politique légitime. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 06/03/2026 à 19h49

Le Conseil de gouvernement a approuvé, jeudi, le projet de décret fixant la date des élections des membres de la Chambre des Représentants. Présenté par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, ce texte arrête la tenue du scrutin au mercredi 23 septembre 2026.

Conformément au calendrier établi, le dépôt des candidatures s’effectuera sur une plateforme électronique dédiée, ainsi qu’au niveau des sièges des wilayas et des préfectures, du lundi 31 août au mercredi 9 septembre 2026. «La campagne électorale débutera à la première heure le jeudi 10 septembre 2026 pour s’achever le mardi 22 septembre 2026 à minuit», rapporte Al Akhbar de ce week end.

Ces élections législatives seront les premières mises en œuvre après l’adoption des nouvelles dispositions de la loi organique relative à la chambre des représentants. Ce texte, approuvé par le Parlement et validé par la Cour constitutionnelle, poursuit une ambition majeure: moraliser la vie politique. Pour ce faire, il vise à garantir la transparence des scrutins et à favoriser l’émergence d’une élite politique jouissant de la légitimité et de la confiance des citoyens.

Cette moralisation passe par un arsenal de mesures renforcées. L’accès à l’institution législative est ainsi consolidé en excluant quiconque aurait fait l’objet de condamnations entraînant la perte de l’éligibilité. Par ailleurs, la loi se dote de la fermeté nécessaire pour écarter toute personne prise en flagrant délit d’atteinte à l’intégrité du processus électoral. Enfin, les sanctions ont été durcies afin de contrer toute tentative de nuisance à la sincérité des opérations de vote, et ce à toutes les étapes du scrutin.

Lors des débats parlementaires sur ces textes, Abdelouafi Laftit a souligné «l’importance cruciale d’un déroulement du scrutin dans un climat d’intégrité et de transparence, insistant sur la nécessité de moraliser l’ensemble de l’opération électorale». Il a lancé un appel à toutes les composantes de la société et aux forces vives de la nation pour redoubler d’efforts et faire de cette échéance un moment démocratique réussi.

«Un tel succès, a-t-il ajouté, constituerait un atout majeur pour conforter l’initiative d’autonomie dans les provinces du Sud et pour servir l’achèvement de l’intégrité territoriale du Royaume, renforçant par là même la confiance de la communauté internationale envers le Maroc», écrit Al Akhbar. Le ministre a également rappelé que les trois projets de lois électorales reposent sur des piliers fondamentaux: moraliser le processus électoral, lutter avec fermeté contre les pratiques nuisibles à sa crédibilité, insuffler une nouvelle dynamique au champ politique et encourager la participation des jeunes et des femmes.

Par Hassan Benadad
Le 06/03/2026 à 19h49