Dès ce lundi, Aziz Akhannouch amorce une série de rencontres avec différents leaders syndicaux, afin d’ouvrir des discussions sur plusieurs dossiers en suspens ou d’actualité, tout particulièrement à propos de la hausse des prix des carburants. Selon une source syndicale interrogée par Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 6 avril, la Confédération démocratique du travail (CDT) avait reçu, vendredi dernier, une invitation officielle du gouvernement pour participer à la session d’avril du dialogue social.
Cet interlocuteur a indiqué au quotidien que cette rencontre était intervenue dans un contexte particulièrement dégradé, caractérisé par l’augmentation successive du prix des carburants —conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient— et leurs répercussions sur les produits de première nécessité, ainsi que sur les services.
Les échanges entre l’Exécutif et les partenaires sociaux ne se limiteront pas à ce seul dossier, rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 6 avril. D’autres points seront évoqués, tels que la mise en œuvre des engagements antérieurs du gouvernement, la revalorisation des salaires et des pensions de retraite, ainsi que l’exercice des libertés syndicales. Dans une lettre adressée au gouvernement, la CDT insiste sur le fait que cette session d’avril se déroule dans «un contexte d’aggravation de la crise sociale, marqué par des hausses successives des prix des carburants et leur incidence sur le pouvoir d’achat». Une situation qui, selon le syndicat, exige d’urgence une augmentation des salaires et des pensions de retraite.
Jeudi dernier, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, avait tenu à rassurer les centrales syndicales en réaffirmant que le dialogue social constituait un choix stratégique auquel l’Exécutif a adhéré depuis sa nomination, et que la session d’avril se tiendrait en temps voulu. La CDT rappelle pour sa part que la cherté du prix des carburants affecte l’ensemble des produits et des services, érodant le pouvoir d’achat des Marocains, déjà éprouvés par l’enchaînement des crises et la persistance de l’inflation.
Le syndicat souligne que cette situation de crise aiguë ne frappe pas uniquement la catégorie socio-professionnelle des ouvriers, mais s’étend à l’ensemble des catégories sociales à faibles revenus, relaie Al Ahdath Al Maghribia. C’est à cause de cette situation d’urgence que la CDT à adressé une lettre au chef du gouvernement, l’appelant à prendre des mesures proactives, tout en précisant que le dossier des carburants figurera parmi les points-clés soumis à la table du dialogue social. Le syndicat a également insisté sur la nécessité d’adopter un plan gouvernemental clair, allant au-delà de mesures palliatives -comme le soutien temporaire aux professionnels- et visant des solutions durables garantissant la stabilité des prix, ainsi que la protection des citoyens devant les fluctuations des marchés internationaux.




