La commission préparatoire au congrès extraordinaire du RNI, chargée de recueillir les candidatures à la succession d’Aziz Akhannouch, fait face à un silence inattendu. Depuis l’ouverture formelle des candidatures le 11 janvier dernier, aucune proposition ne lui est encore parvenue, à l’approche de l’échéance du 28 janvier.
Cette vacance apparente s’explique en partie par des situations d’incompatibilité statutaire qui écartent d’emblée plusieurs figures majeures, rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 19 janvier. Rachid Talbi Alami, président de la commission préparatoire, ne peut postuler, une règle qui s’applique également à ses membres ainsi qu’à la direction du siège du parti, où évoluent des personnalités telles que Mohamed Aujjar et Mustapha Baitas.
Dans ce contexte, l’hypothèse d’un candidat de consensus, soutenu par les membres du parti, prend corps. Selon les observateurs, cette candidature, individuelle, pourrait être déposée dans les tout derniers instants précédant la clôture. Le nom de Chakib Benmoussa, actuel Haut-commissaire au Plan et ancien membre du premier gouvernement du RNI, émerge avec insistance dans les cercles internes, d’autant plus que d’autres figures pressenties, à l’image de Moulay Hafid Alamy, se sont publiquement récusées.
Des sources au sein du parti confirment cette orientation vers un scénario unique et maîtrisé. Un cadre influent affirme ainsi que l’objectif est de s’accorder sur un nom, quitte à le persuader d’accepter cette lourde charge s’il manifestait des réticences. Un autre souligne que l’opinion publique doit comprendre que «l’ère Akhannouch» est bel et bien révolue et qu’un successeur est en passe d’être désigné, écrit Al Ahdath Al Maghribia.
Enfin, une source interne suggère que le départ d’Aziz Akhannouch n’est pas un acte improvisé. Sa parfaite connaissance des arcanes du parti laisse à penser qu’il a, d’ores et déjà, arrêté le profil de son successeur, n’attendant que le moment opportun pour le présenter officiellement à la direction du RNI.







