La capitale économique du Royaume s’apprête à amorcer un virage stratégique à travers la valorisation énergétique des déchets. Ce projet permettra la production d’électricité destinée à être réinjectée directement dans le réseau local.
Le site, le plus grand en Afrique, s’étend sur une superficie de 260 hectares dans la localité de Majjatia dans la province de Médiouna.
La grande usine, où des déchets ménagers et assimilés (DMA) seront valorisés en électricité, est le fruit d’un partenariat entre l’Etat, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), la Société régionale multiservices (SRM) Casablanca-Settat, des collectivités territoriales, des partenaires internationaux et des fonds publics, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 4 et 5 avril.
Ce gigantesque projet, d’un investissement de 14.5 milliards de dirhams, aura pour mission de convertir les ordures ménagères, organiques ou industrielles, en énergie. D’après les sources du quotidien, «la quantité d’électricité qui sera produite répondra, dans un premier temps, aux besoins d’un million de personnes, soit environ 200.000 à 250.000 familles».
La consommation est «estimée entre 5 et 10 millions de kWh par jour, soit une moyenne oscillant entre 20 et 40 kWh par famille, variant selon le climat et les équipements».
Ce projet, poursuit le quotidien, qui s’articule autour de la valorisation énergétique des ordures, exploitera les 4.000 tonnes de déchets ménagers et assimilés produites chaque jour par les seize arrondissements composant le conseil de la ville de Casablanca, en plus des quantités d’ordures dégagées par les autres communes de la région.
Ce chantier s’inscrit dans le cadre de la vision stratégique du roi Mohammed VI, axée sur le développement durable et la transition énergétique.
Pour la réussite de ce projet, le Maroc mise sur son expertise en la matière dans la décharge contrôlée de Fès, qui utilise la méthanisation pour produire du biogaz à partir des déchets ménagers et assimilés.




