Réagissant au boycott de l’opposition qui a pratiqué une nouvelle fois mercredi au Parlement la politique de la chaise vide, le chef du gouvernement a exprimé sa "disposition à la rencontrer" car elle crée également "un vide pour moi". "Elle me manque. Je regrette son absence", a-t-il affirmé à des journalistes dont celui de Le360. "Si les députés de l’opposition ont un quelconque problème, qu’ils me contactent je suis prêt à les recevoir", a poursuivi le chef du gouvernement qui est intervenu auparavant lors de la séance mensuelle consacrée aux questions sur sa politique générale dans une grande salle vide.
Le PJD sous pression
Seuls dix députés Istiqlaliens, dont le parti est pourtant membre de la coalition gouvernementale, ont assisté à cette séance tenue sous le thème des entreprises et de la réforme de l’administration. Avant l’intervention de Benkirane, le chef du groupe du PJD, Abdellah Bouanou a pris la parole pour rappeler à la présidence les "devoirs qu’impose la Constitution à l’opposition". "Celle-ci ne doit pas se dérober de sa mission pour laquelle elle a été élue". Bouanou a invité le président de la Chambre des représentants, Karim Ghellab, à organiser une réunion avec "tous les présidents de groupes parlementaires. "On ne peut pas continuer comme cela. Il faut savoir ce que réellement veut l’opposition à travers ces absences", a déclaré à Le360 Abdellah Bouanou.







