Terrorisme. Salah Abdesslam reste sous vidéo-surveillance

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Salah Abdeslam, le seul jihadiste encore en vie d’entre les commandos du 13 novembre à Paris sera maintenu sous vidéo surveillance.

Le 28/07/2016 à 21h07

La plus haute juridiction administrative française a rejeté jeudi une demande de suspension de la vidéosurveillance de Salah Abdeslam, seul jihadiste encore en vie des commandos du 13 novembre à Paris, estimant qu'elle ne portait pas une "atteinte excessive" à sa vie privée.

Les juges du Conseil d'Etat ont en outre "relevé que cette mesure se justifiait par le contexte d'attentats terroristes en France et la présomption que le requérant bénéficie du soutien d'une organisation terroriste internationale", en allusion au groupe Etat islamique (EI).

Leur décision survient deux jours après l'assassinat d'un prêtre égorgé par deux jihadistes ayant prêté allégeance à l'EI, dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen (nord-ouest) et deux semaines après l'attentat de Nice (84 morts) le 14 juillet.

Salah Abdeslam avait été débouté le 15 juillet de sa requête en première instance par le tribunal administratif de Versailles, près de Paris, mais il avait fait appel.

Détenu le plus surveillé de France, Salah Abdeslam, 26 ans, est incarcéré à l'isolement à Fleury-Mérogis, au sud de Paris, dans la plus grande prison d'Europe. Il est sous la surveillance ininterrompue de caméras dans sa cellule, en salle de sport et en cour de promenade.

"On est arrivé à un point de rupture. On ne peut pas vivre à 100% sous la surveillance de Big Brother", avait défendu l'une de ses avocates devant le Conseil d'Etat, Claire Waquet, craignant le maintien de ce dispositif "jusqu'à la tenue de son procès" d'ici plusieurs années.

"Je suis témoin pour lui avoir rendu voite dix fois que Salah Abdeslam ne supporte plus cette vidéosurveillance", avait expliqué son autre avocat, Franck Berton. "Je veux qu'il parle et je pense qu'il parlera. Mais pour l'instant, il a fait voeu de silence", avait-il constaté en liant son attitude à "cette vidéosurveillance dont il ne veut plus".

Le 28/07/2016 à 21h07