Le Maroc s’est engagé jeudi à envoyer des policiers et des militaires dans la bande de Gaza, devenant ainsi le premier pays arabe à annoncer publiquement un déploiement de ce type, a déclaré le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.
«Le Maroc est prêt à déployer des agents de police et à former des policiers de Gaza (…) et déploiera des officiers supérieurs au sein du commandement militaire conjoint» de la force de stabilisation à Gaza, a précisé Bourita lors de la réunion inaugurale du Conseil de Paix organisée à Washington par le président américain Donald Trump.
Bourita a également annoncé la mise en place d’un hôpital de campagne à Gaza et rappelé que le Royaume a déjà effectué la première contribution financière jamais réalisée au Conseil de paix.
Le ministre a rappelé que le roi Mohammed VI soutient pleinement l’action du président Trump pour la reconstruction de Gaza et appelle à l’avènement d’un processus réel de paix au Moyen-Orient. «Sur Très Hautes Instructions de Sa Majesté, le Maroc est engagé à appuyer les efforts du Conseil de Paix à Gaza, notamment dans les domaines de la sécurité, de la santé et de la promotion de la tolérance et de la coexistence», a-t-il ajouté.
Selon Bourita, le plan du président Trump pour la Paix à Gaza a permis d’obtenir un cessez-le-feu, de mettre fin à une guerre tragique, de sauver des vies et de poser les bases d’une reconstruction pragmatique et tournée vers l’avenir. Il a insisté sur la nécessité de satisfaire les conditions de la phase 2 du plan pour garantir le succès des efforts de paix, et a appelé à la préservation de la stabilité en Cisjordanie ainsi qu’à l’appropriation du processus par les institutions légitimes palestiniennes.
Le ministre a enfin souligné que la stabilisation et la reconstruction de Gaza constitueront un levier pour le lancement d’un véritable processus de paix fondé sur la solution à deux États.
La réunion inaugurale du Conseil de Paix, présidée par Donald Trump, a rassemblé le vice-président J. D. Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio, ainsi que les chefs d’État, de gouvernement et ministres des affaires étrangères d’une cinquantaine de pays.







