«Il n’y a pas eu d’impacts significatifs», a précisé le commandant de la protection civile Mario Silvestre lors d’une conférence de presse, précisant que cette rupture en fin d’après-midi avait provoqué des inondations dans des zones agricoles.
Selon lui, la rupture à cet endroit pourrait même contribuer à réduire la pression sur d’autres tronçons de la digue et diminuer le risque de nouvelles brèches dans des zones plus peuplées.
Par mesure de précaution, les autorités ont toutefois décidé de fermer l’autoroute A1, qui relie Lisbonne à Porto (nord), dans les deux sens.
Dans la région, 3.000 personnes environ avaient été préventivement évacuées dans la nuit de mardi à mercredi et les autorités n’excluent pas de nouvelles évacuations.
«Toutes les mesures préventives ont été prises», a déclaré le Premier ministre lors d’une conférence de presse mercredi en fin d’après-midi à Coimbra (centre), où il s’est rendu en compagnie du président Marcelo Rebelo de Sousa, rappelant que l’Etat était «pleinement mobilisé» pour assurer «la sécurité des personnes et des biens».
Après le passage des dépressions Kristin, Leonardo et Marta, le Portugal est de nouveau en alerte cette semaine face aux risques d’inondations et de crues en raison de fortes pluies.
À l’échelle nationale, les intempéries continuent de perturber le pays. Quelque 40.000 clients sont toujours privés d’électricité, tandis que plusieurs lignes de chemin de fer étaient suspendues dans le nord et le centre.
Après la démission mardi soir de la ministre de l’Intérieur, Maria Lucia Amaral, sous le feu des critiques, le gouvernement devra s’expliquer vendredi matin devant le Parlement sur sa gestion de la crise.
La session avec le Premier ministre, initialement prévue mercredi, a finalement été reportée en raison de la situation d’alerte dans le pays.
La péninsule ibérique est en première ligne du dérèglement climatique en Europe et subit des vagues de chaleur de plus en plus longues et des épisodes de fortes pluies de plus en plus fréquents et intenses.
«Nous traversons une période exceptionnelle qui dure trois semaines», a expliqué la ministre de l’Environnement Maria da Graça Carvalho.
«Rien que ces deux jours, les précipitations équivalent à 20% de la moyenne des précipitations du Portugal pour une année entière», a-t-elle indiqué mercredi.







