«L’assassin de Mulhouse, il avait été présenté dix fois aux autorités algériennes pour que son pays d’origine accepte que nous le renvoyions chez lui. Les dix fois la réponse a été non. Est-ce que c’est acceptable? Pour moi c’est parfaitement clair, c’est inacceptable», a déclaré le Premier ministre en marge d’une visite au Salon de l’agriculture de Paris. Au moment de l’attaque, l’assaillant était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
L’assaillant, interpellé après avoir fait un mort et cinq blessés, était déjà connu de la police et de la justice: «arrivé illégalement» en France en 2014 selon le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, cet homme de 37 ans avait récemment purgé une peine de prison pour apologie du terrorisme.
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«Notre responsabilité c’est de ne pas l’accepter», a insisté François Bayrou, avant d’ajouter: «Imaginez la situation si elle était inversée (...) Qu’est-ce que diraient les autorités algériennes?»
Pour le Premier ministre, «il faut donc préparer les décisions, prendre les décisions pour que le gouvernement et les pouvoirs publics algériens comprennent quelle est la détermination de la France».
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