Santé publique: des femmes à la tête de l’Institut Pasteur et l’ENSP

Houda Sefiani, directrice de l'ENSP (g.) et Ahd Oulad Lahsen (dr.), directrice de l'Institut Pasteur du Maroc.

Les Conseils de gouvernement tenus ces deux dernières semaines ont entériné deux nominations proposées par Amine Tehraoui, ministre de la Santé et de la Protection sociale. Houda Sefiani a été nommée à la tête de l’École nationale de santé publique la semaine dernière, tandis que Ahd Oulad Lahsen a été désignée ce jeudi 2 avril, directrice de l’Institut Pasteur du Maroc.

Le 02/04/2026 à 17h36

Dans la continuité des orientations engagées, le gouvernement mise sur des compétences internes pour piloter deux établissements clés du dispositif sanitaire national. Ces nominations, validées à une semaine d’intervalle, reflètent une approche axée sur l’expertise de terrain, la connaissance des rouages institutionnels et la capacité à accompagner les transformations en cours dans le secteur de la santé.

À la tête de l’École nationale de santé publique, Houda Sefiani apporte un profil à la fois académique et opérationnel. Médecin pharmaco-toxicologue et docteure en vigilances sanitaires, elle s’est illustrée au sein du Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc, qu’elle dirige actuellement par intérim. Son parcours est également marqué par une forte implication à l’international, en tant qu’experte auprès de l’OMS et membre de plusieurs réseaux spécialisés.

Elle a notamment contribué au renforcement des systèmes de pharmacovigilance et à la formation de cadres dans plusieurs pays africains et francophones, en adéquation avec les missions de formation et de renforcement des capacités portées par l’établissement.

De son côté, Oulad Lahsen Ahd prend les rênes de l’Institut Pasteur du Maroc avec un solide bagage hospitalo-universitaire. Professeure d’enseignement supérieur en maladies infectieuses à la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, elle est spécialiste en infectiologie et titulaire d’un doctorat en sciences de la santé.

Son parcours est jalonné d’engagements dans des projets de recherche, de vaccination et de prévention des infections, ainsi que dans plusieurs dispositifs nationaux de santé publique. Une expérience qui s’inscrit pleinement dans les missions de l’Institut Pasteur, acteur central en matière de surveillance épidémiologique et de recherche biomédicale.

À travers ces nominations, le ministère de la Santé et de la Protection sociale confirme une orientation claire en faveur d’une gouvernance fondée sur la compétence et l’expertise scientifique. Le choix de profils féminins, reconnus pour leur parcours et leur engagement dans le service public, illustre également une volonté affirmée de valoriser les compétences nationales, tout en consolidant la crédibilité et l’efficacité des institutions sanitaires dans un contexte de réforme.

Par Ryme Bousfiha
Le 02/04/2026 à 17h36