C’est dans un cadre de coopération en marge du Gitex Africa 2026 que s’est noué un dialogue entre le Maroc et l’Union européenne consacré aux enjeux numériques. La ministre déléguée chargée de la Transition numérique, Amal El Fallah Seghrouchni, et la vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Henna Virkkunen, ont acté ce cadre de discussion, orienté vers l’Intelligence artificielle, les données et les infrastructures.
L’initiative s’inscrit dans la continuité des échanges engagés entre Rabat et Bruxelles sur les questions technologiques, avec la volonté de structurer des coopérations autour de projets identifiés.
Le dialogue annoncé s’accompagne d’accords ciblés. Amal El Fallah Seghrouchni a indiqué que «le partenariat que nous actons aujourd’hui avec la Commission européenne en est une illustration concrète», en mettant en avant des objectifs liés à «l’impact, la souveraineté et l’intérêt général».
Une lettre d’intention a ainsi été signée entre l’Université Mohammed VI polytechnique et quatre centres européens de supercalcul: BSC, CINECA, GENCI et LUMI. Ce rapprochement vise à établir des passerelles entre les capacités de calcul européennes et les infrastructures de recherche basées au Maroc.
Le cadre de coopération annoncé s’aligne avec les orientations de la stratégie «Digital Morocco 2030», qui prévoit le développement des infrastructures numériques, le soutien à l’innovation et l’intégration des technologies dans les services publics et privés.
Lire aussi : Duke Buchan: «Le potentiel économique du Sahara marocain est illimité»
Les projets évoqués portent notamment sur l’appui aux startups, le déploiement de solutions numériques sécurisées et l’usage de l’Intelligence artificielle dans différents secteurs. L’objectif consiste à structurer un écosystème capable de relier recherche, investissement et usages.
Le dialogue engagé est également présenté comme un levier de coopération élargie. Henna Virkkunen a évoqué «un moment important dans la coopération de longue date entre l’UE et le Maroc», en soulignant les perspectives pour les entreprises, les startups et les centres de recherche.
Le positionnement du Maroc s’inscrit dans une logique de relais régional, avec une capacité à connecter des initiatives européennes à des dynamiques africaines, notamment en matière de diffusion de technologies et de structuration d’écosystèmes numériques.




