Les projets socioéconomiques inscrits et financés dans le cadre de l’Initiative nationale du développement humain (INDH) seraient émaillés par des pratiques de prévarication, de malversations et de détournements de fonds dans certaines provinces et préfectures.
«Certaines affaires dans ce cadre ont déjà été transférées devant les juridictions compétentes, comme ce fut le cas dans la province de Sidi Kacem», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 26 février.
Le transfert devant la justice des dossiers relatifs aux projets de l’INDH à Sidi Kacem intervient après la suspension de ses fonctions de la cheffe de la division sociale, précisent les mêmes sources.
De même, dans la province de Khémisset, l’ancien responsable de la division sociale demeure toujours devant la justice. Le transfert de ces affaires devant la justice a été effectué sur la base des rapports de l’Inspection générale de l’administration territoriale (IGAT), supervisée par le wali Mohamed Faouzi au niveau du ministère de l’Intérieur, indiquent les mêmes sources.
Dans certaines régions, poursuit le quotidien, des responsables des services sociaux et des marchés publics seront auditionnés par les missions de l’IGAT dans le cadre des inspections déclenchées sur la base des rapports établis par les services compétents au niveau des préfectures et des provinces.
C’est dans ce cadre qu’un fonctionnaire influent dans une préfecture de la région de Rabat-Salé-Kénitra a été convoqué par les autorités compétentes, en attendant la convocation d’un ingénieur exerçant dans la même préfecture dans le cadre de la même affaire relative aux dysfonctionnements ayant émaillé les projets relevant de l’INDH. Autant dire que les services de l’IGAT sont à pied d’œuvre pour lutter contre toutes les formes de prévarication au niveau des préfectures et des provinces.







