Des monuments historiques en gestion déléguée

Palais Bahia . DR

Revue de presseKiosque360. Quelques monuments historiques de la ville de Marrakech font l’objet d’un appel d’offre pour la gestion déléguée. Le ministère a été très clair quant à ses ambitions. Explications.

Le 14/07/2015 à 01h26

C’est une première: la gestion déléguée au Maroc va gagner un nouveau secteur. En effet, dans son édition du 14 juillet, le quotidien l’Economiste nous révèle que le ministère de la culture a lancé un appel d’offre dans ce sens. Concrètement, il s’agit de la gestion des Palais Bahia et Al Badiâ et des tombeaux Saâdiens à Marrakech. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 14 septembre pour déposer leurs candidatures.

Ces monuments ont, comme le rappelle le ministère, une valeur historique avant tout, en plus du potentiel financier qu’ils sont capables de dégager. Le Palais Al Badiâ, bâti au 16ème siècle et d’une superficie de 21 hectares, a réalisé, notamment grâce aux 200.000 visiteurs qu’il attire, un chiffre d’affaires de 2,4 millions de dirhams en 2014. Celui d’Al Bahia, qui date du 19ème siècle, a généré plus de 6,4 millions de dirhams en 2014 grâce à ses 600.000 visiteurs. Quant au 3ème monument, ses réalisations ont atteint 3,8 millions de dirhams, l’année dernière, en attirant quelque 350.000 visiteurs.

Le ministère attend de la société qui remportera l’appel d’offre qu’elle investisse dans la technologie pour un meilleur rendement et qu’elle organise les visites. Sachant que les trois monuments peuvent être loués pour les besoins de films, de concerts, d’expositions ou de publicités, l’entreprise devra aussi innover en matière de gestion. Le potentiel est énorme, d’autant plus qu’il y a possibilité d’utiliser l’image du site pour des produits dérivés ou des livres, par exemple. 

Le contrat fixe la durée d’exploitation à 10 ans. Au bout des 4 premiers mois, l’entreprise devra avoir prouvé sa réactivité. Il a également été demandé à l’entrepreneur de créer une société de droit marocain pour la durée du contrat. Cependant, le ministère ne demande pas à l’exploitant de faire des travaux de rénovation, mais d’assurer la sécurité et l’entretien des lieux.

Par Karim Belmoudden
Le 14/07/2015 à 01h26