Compagnie minière de Touissit: avec un nouvel actionnariat, l’entreprise règle ses contentieux et assainit sa situation auprès de l’Office des changes

Sur l'un des sites exploités par la Compagnie minière de Touissit (CMT).

On en sait un peu plus sur les raisons de la suspension de la cotation de la Compagnie minière de Touissit (CMT) à la Bourse de Casablanca. Ce vendredi 27 mars, la société a publié un communiqué annonçant une opération stratégique majeure, portant sur l’acquisition d’une participation indirecte de 37,04% par le groupe Ayrad.

Le 27/03/2026 à 17h07

Selon le communiqué, Ayrad Group Limited a conclu un accord avec Strategos Ventures Limited (SVL) pour acquérir 100% des parts d’OSEAD Fund, une entité luxembourgeoise détenue par SVL, qui possède indirectement, via la société marocaine OMM, 37,04% du capital de CMT, pour un montant global de 130 millions de dollars.

Cette opération s’accompagne de la résolution de deux différends importants. Le premier concerne le litige entre OMM et CMT relatif à un prêt consenti en 2012, pour lequel un paiement de 35 millions de dollars en dirhams est prévu. Le second porte sur le contentieux opposant Shaba Metals LLC, entité liée à SVL, à CMT concernant l’exécution de contrats d’offtake signés en 2024, avec un paiement de 12 millions de dollars. La finalisation de ces accords transactionnels constitue un préalable indispensable à la réalisation de l’opération, qui devrait intervenir au cours du mois d’avril 2026, sous réserve des étapes habituelles de validation.

À l’issue de cette transaction, Ayrad et la CIMR envisagent de prendre le contrôle conjoint de CMT, formalisé par un pacte d’actionnaires soumis à l’autorisation du Conseil de la concurrence.

Dans ce scénario, Ayrad détiendrait 37,04% du capital, tandis que la CIMR disposerait de 16,12%. Cette prise de contrôle conjointe devrait déclencher une offre publique d’achat obligatoire sur l’ensemble des actions CMT, sous réserve du visa de l’AMMC.

Par ailleurs, le conseil d’administration de CMT a également autorisé la conclusion d’un accord transactionnel avec l’Office des Changes, pour un montant de 182 millions de dirhams, ce qui devrait mettre un terme aux poursuites judiciaires en cours.

Par La Rédaction
Le 27/03/2026 à 17h07