Après deux mandats à la tête de la Confédération générale des entreprises du Maroc, Chakib Alj s’apprête à passer la main en mai prochain. Dans cette perspective, l’organisation patronale a officiellement ouvert, le 11 mars, le dépôt des candidatures pour sa succession. À ce stade, un seul binôme semble se détacher nettement et recueillir l’adhésion d’une large partie des chefs d’entreprise: Mehdi Tazi, actuel vice-président, et de Mohamed Bachiri, écrit le magazine Jeune Afrique. Ce dernier n’est pas un inconnu au sein de l’institution, puisqu’il avait déjà assuré la présidence par intérim en 2019, à la suite du départ de Salaheddine Mezouar.
Après plusieurs semaines de spéculations, Mehdi Tazi a confirmé, le 17 mars, son intention de briguer la présidence aux côtés de Mohamed Bachiri. Il a précisé que les candidatures devront être déposées avant le 8 avril. À la tête du groupe ASK Capital, actif dans l’assurance, les services informatiques et l’immobilier, il se positionne comme le successeur naturel de Chakib Alj.
Sa candidature bénéficie de soutiens influents, a-t-on pu lire dans Jeune Afrique. Parmi ceux-ci, figure Moncef Belkhayat, qui a choisi de ne pas se présenter malgré les sollicitations, préférant appuyer son allié. Reconnu pour ses compétences en communication et en stratégie, il s’emploierait à mobiliser un maximum de soutiens autour du duo. Autre appui de poids, Moulay Hafid Elalamy, ancien patron de la CGEM entre 2006 et 2009, dont Mehdi Tazi est un ancien collaborateur au sein du groupe Saham.
Fort de ces soutiens, le tandem Tazi-Bachiri devrait aisément réunir les cent parrainages requis par les statuts de l’organisation. Reste à savoir si cette élection donnera lieu à une véritable compétition ou s’orientera vers une candidature unique, comme lors du précédent scrutin. Si Mehdi Tazi se dit ouvert au débat, peu de prétendants se sont pour l’instant manifestés, a-t-on encore lu dans Jeune Afrique. Parmi les rares noms évoqués, figure celui de Ali Belhaj. chef d’entreprise actif dans l’agroalimentaire et l’immobilier, et ancien député affilié au Parti authenticité et modernité, il devra toutefois démontrer qu’il s’est retiré de toute responsabilité partisane au cours des derniers mois, conformément aux règles en vigueur.







