Campagne agricole: les pluies relancent la production

Les précipitations enregistrées depuis la mi-novembre, accompagnées de chutes de neige dans plusieurs régions, ont profondément modifié la dynamique agricole nationale. Le360 : DR

Revue de presseAmélioration des cultures, progression des superficies emblavées, hausse attendue des productions végétales et renforcement des mesures de soutien public: les indicateurs présentés par le ministère de l’Agriculture traduisent une dynamique globalement positive et des perspectives rassurantes pour l’approvisionnement des marchés. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Économiste.

Le 03/02/2026 à 20h10

Ahmed El Bouari affiche un optimisme assumé face à l’évolution de la campagne agricole en cours. Les précipitations enregistrées depuis la mi-novembre, accompagnées de chutes de neige dans plusieurs régions, ont profondément modifié la dynamique agricole nationale. Après une succession d’années marquées par un stress hydrique persistant, ces pluies sont venues redonner espoir à l’ensemble des acteurs du secteur. «Leur impact est déjà visible sur les cultures céréalières, maraîchères et arboricoles, mais aussi sur l’amélioration des parcours pastoraux, laissant présager une augmentation sensible de la production et un approvisionnement du marché national dans des conditions plus favorables», relève le quotidien L’Économiste dans son édition du mercredi 4 février.

Cette amélioration climatique a permis de restaurer la confiance des agriculteurs, fortement ébranlée par les déficits pluviométriques des campagnes précédentes. Sur le terrain, les effets positifs se traduisent par de meilleures conditions de semis et de germination, ainsi qu’une accélération notable des travaux agricoles dans les zones rurales. Devant les députés, le ministre a souligné que le cumul des précipitations, arrêté au 2 février, a atteint environ 360 mm, soit une progression significative par rapport aux moyennes historiques et à la campagne précédente. Parallèlement, la situation des barrages destinés à l’agriculture s’est nettement améliorée, avec un taux de remplissage dépassant désormais la moitié de leur capacité, contre un niveau particulièrement bas l’an dernier, ce qui constitue un signal fort pour la sécurisation de l’irrigation.

Les indicateurs de réalisation confirment cette dynamique positive. La superficie emblavée atteint 4,5 millions d’hectares, dont une part croissante bénéficie de l’irrigation et d’un taux de mécanisation élevé. Les grandes cultures d’automne enregistrent une progression marquée, dépassant les 4 millions d’hectares, avec une domination des céréales, suivies des cultures fourragères et des légumineuses alimentaires. «Les cultures sucrières suivent également cette tendance haussière, traduisant un regain d’activité dans plusieurs filières stratégiques», souligne L’Économiste.

Le développement du semis direct illustre, de son côté, l’évolution des pratiques agricoles vers des modèles plus durables. La superficie concernée continue d’augmenter, soutenue par l’acquisition et la distribution de nouveaux équipements, renforçant l’efficacité et la résilience des exploitations. Les cultures maraîchères d’automne affichent également des perspectives encourageantes, avec des volumes prévisionnels en nette hausse. Les cultures d’hiver devraient permettre de garantir l’approvisionnement régulier des marchés, notamment durant les périodes de forte demande. Les filières arboricoles confirment cette embellie, avec des productions d’agrumes, d’olives et de dattes en forte progression, traduisant l’impact direct des conditions climatiques favorables.

Sur le plan de l’élevage, le programme de reconstitution du cheptel national se poursuit à un rythme soutenu. Un nombre important de bénéficiaires a déjà profité du soutien public, mobilisant des ressources financières conséquentes. Cette action s’inscrit dans une stratégie de suivi continu de la campagne agricole, fondée sur la concertation avec les professionnels et une anticipation des risques climatiques et économiques.

«Dès le lancement de la saison, le ministère a adopté une approche proactive afin d’assurer un déroulement maîtrisé de la campagne», estime L’Économiste. Cela s’est traduit par la disponibilité des intrants agricoles, la gestion du stress hydrique, le renforcement de l’assurance agricole et l’accompagnement de proximité des agriculteurs. L’approvisionnement du marché en semences certifiées à des prix subventionnés, l’élargissement du soutien à plusieurs cultures, la programmation de vastes superficies pour les grandes cultures et la mise à disposition d’engrais phosphatés à des conditions stables illustrent cette volonté. En parallèle, l’extension de la couverture d’assurance agricole sur près d’un million d’hectares confirme l’engagement des pouvoirs publics à renforcer la résilience du secteur agricole face aux aléas climatiques et à sécuriser durablement la production nationale.

Par La Rédaction
Le 03/02/2026 à 20h10