Depuis son ouverture le lundi 26 janvier, le Salon régional de l’économie sociale et solidaire transforme Agadir en véritable vitrine de coopératives marocaines. Dans une ambiance à la fois professionnelle et conviviale, l’événement réunit des dizaines d’exposants venus présenter des produits du terroir, des créations artisanales et des initiatives à fort impact social, confirmant la place stratégique de la région Souss-Massa dans la promotion d’un modèle économique alternatif et durable.
Pensé comme un espace de mise en réseau et de commercialisation, le salon vise avant tout à renforcer l’autonomie économique des coopératives et des artisans. Selon les organisateurs, cette manifestation constitue une étape clé pour favoriser l’insertion professionnelle, créer des opportunités d’emplois durables et améliorer la compétitivité des produits locaux, notamment à travers des programmes de formation, d’accompagnement et de facilitation de l’accès au marché.
Au fil des allées, les visiteurs découvrent des histoires de femmes et d’hommes qui font vivre l’économie sociale au quotidien. Produits à base d’argan, cosmétiques naturels, amlou, créations textiles ou encore vêtements traditionnels revisités: chaque stand raconte un savoir-faire et un combat pour la reconnaissance. «Nous fabriquons des produits naturels à base d’argan et de ses dérivés», explique Fatima Lamrabet, représentante d’une coopérative spécialisée dans les produits naturels.
«Ce salon est une vraie opportunité pour nous rapprocher des consommateurs et leur faire découvrir nos produits», ajoute-t-elle. «Les réseaux sociaux comme TikTok, Instagram ou Facebook nous permettent d’atteindre directement les clients, qui viennent ensuite à notre rencontre», détaille-t-elle sur sa stratégie commerciale.
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Pour Lahcen Oudoud, représentant d’une autre coopérative, la participation au salon dépasse la simple exposition. «Notre objectif est de faire connaître nos produits et d’élargir notre clientèle», déclare-t-il. Sa coopérative propose de l’huile d’argan, ses dérivés, de l’amlou ainsi que des produits cosmétiques. Il n’élude pas les difficultés du secteur, «le prix élevé de l’argan s’explique par la rareté de la matière première, aggravée par le manque de pluviométrie», ajoute-t-il, précisant que certains produits cosmétiques restent néanmoins accessibles afin de répondre aux attentes du public.
Le salon est aussi un espace d’expression culturelle et de créativité. Pour Mina Akhraz, présidente d’une coopérative de couture, cette troisième participation est synonyme de reconnaissance. «Nous présentons des vêtements amazighs revisités avec une touche moderne», explique Mina. «L’engouement du public nous encourage à continuer et à aller plus loin», conclut-elle, espérant que cette édition soit à la hauteur des ambitions de l’ensemble des participants et de la région.








