Mohammed Ould Boah

Algérie: décès de Boualem Boualem, boîte noire de Tebboune
La présidence algérienne a officiellement annoncé, ce lundi 5 octobre, le décès, dans un hôpital de Genève (Suisse) de Boualem Boualem, ancien directeur de cabinet d’Abdelmadjid Tebboune. Elle a également présenté ses condoléances à sa famille. Avec cette disparition, le clan présidentiel perd son homme fort, celui-là même qui aura tout entrepris pour émanciper la présidence de l’hégémonie des généraux, et particulièrement de l’emprise qu’exerce sur Tebboune l’actuel chef d’état-major de l’armée, Said Chengriha.
Dans son nouveau bavardage périodique, Tebboune prépare les Algériens à faire le deuil du Sahara marocain
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, s’est exprimé, dans la soirée du samedi 3 octobre, à travers un nouveau numéro de ses bavardages arrangés avec des journalistes des médias publics. Pendant deux heures, il n’a absolument rien dit d’important, s’adonnant à des redites et autres contre-vérités. C’est particulièrement sur la question du Sahara qu’il s’est illustré en expliquant que le régime algérien ne sera pas «plus sahraoui que les Sahraouis».
Axe El Guerguerat-Nouakchott: la portée stratégique et diplomatique du nouvel accord routier maroco-mauritanien
Les ministres marocain et mauritanien de l’Équipement ont signé, lundi 21 septembre à Rabat, une convention-cadre relative à l’élargissement de la route reliant El Guerguerat aux principales villes mauritaniennes de Nouadhibou et Nouakchott, ainsi qu’au Sénégal. Au-delà de la portée stratégique de cet accord, le gouvernement mauritanien a franchi un important pas diplomatique en démentant les allégations de l’Algérie, qui affirmait jusqu’ici que la Mauritanie n’avait jamais reconnu officiellement la légalité du passage d’El Guerguerat.
Sahel: les implications de l’intervention militaire inédite de l’Algérie au Niger
L’Algérie inaugure-t-elle une nouvelle doctrine militaire avec l’envoi d’un escadron de quatre avions de chasse, de type Sukhoi su-30, en plus d’un avion ravitailleur, au Niger? À travers cette intervention militaire, limitée certes, mais sans précédent, le régime d’Alger veut probablement faire d’une pierre plusieurs coups. Il s’agirait surtout de briser l’étouffant isolement interne, régional et international qui paralyse le pays et son régime, tout en souscrivant aux efforts de Moscou, actuellement à pied d’œuvre pour instaurer une «pax Russia» au Sahel.
Algérie: humilié par le boycott massif des législatives, le régime se cache derrière le «dahdouhisme»
Les services de renseignement de l’armée algérienne viennent de livrer un nouveau tissu de mensonges d’État. Diffusée par le ministère de la Défense, une vidéo d’aveux attribués à six membres présumés du MAK, dont quatre soi-disant Marocains, tente de masquer le désastre des législatives du 2 juillet. Un scénario affligeant qui s’inscrit dans la droite lignée du «dahdouhisme» inauguré en 2021 pour diaboliser le Hirak, traduisant la dérive d’un régime en pleine quête de légitimité.
Algérie: dans un nouveau bavardage, Tebboune donne l’étendue de sa vulgarité
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, s’est livré, lundi 27 juillet, à un nouvel exercice de bavardage face à deux journalistes des médias publics. Dans ce numéro insipide de plus de deux heures, diffusé en différé par les médias audiovisuels publics, Tebboune a surtout confirmé que la Tunisie, où Kaïs Saied est en proie à une vive contestation populaire, n’est rien d’autre qu’une wilaya algérienne. Il a aussi minimisé l’impéritie de son régime face aux incendies de forêt en réitérant les promesses d’acheter des avions bombardiers d’eau. Cette sortie a été émaillée par un registre dans lequel Tebboune excelle: le vulgaire.
Reprise des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Mali: le régime algérien bat en retraite devant Bamako
Le régime algérien a annoncé, vendredi 10 juillet, à travers deux communiqués distincts, publiés par deux ministères, la fin de la fermeture de son espace aérien devant les aéronefs en provenance ou à destination du Mali, et le retour immédiat de son ambassadeur à Bamako. Le Mali a réagi par réciprocité en répondant par les mêmes mesures. Est-ce la fin d’une crise qui dure depuis 2020? Rien n’est moins sûr...
Camps de Tindouf: mort suspecte de Lahbib Abdelaziz, dirigeant du Polisario et fils de l’ancien président des séparatistes
Au détour de deux courtes phrases, le front séparatiste du Polisario a annoncé, dimanche 7 juin, via son média de propagande, la mort de Lahbib Mohamed Abdelaziz, fils du précédent chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz El Marrakchi. Lahbib aurait été abattu par les Forces armées royales alors qu’il tentait, avec d’autres miliciens, de mener une attaque contre une position marocaine au niveau du mur de défense. Déjà, certains médias sahraouis d’opposition avancent la thèse d’un règlement de comptes qui a conduit à l’assassinat de celui qui était présenté comme le successeur désigné de Brahim Ghali.
Algérie: Tebboune plus que jamais isolé et à la merci du clan des généraux
Au sommet de l’État algérien, un nouvel épisode des âpres luttes que se livrent sans relâche le clan de la présidence et celui du chef d’état-major de l’armée secoue actuellement les fragiles et instables arcanes du pouvoir politico-militaire. En cause, le procès, régulièrement renvoyé aux calendes grecques, de l’ancien patron de la police algérienne, Farid Zinedine Bencheikh, emprisonné depuis octobre 2024. En filigrane de ce procès, c’est le clan présidentiel qui est dans le viseur des juges galonnés du tribunal militaire de Blida.
Algérie: les renseignements intérieurs changent à nouveau de patron
Abdelmadjid Tebboune a déjà limogé une quinzaine de chefs des trois principaux services de renseignements du pays. Lundi 18 mai, le général Abdelkader Ait Ouarabi, alias général Hassan, a été écarté de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qu’il dirige depuis un peu moins d’une année. Ce départ, qui ne sera annoncé officiellement que lors de la cérémonie de passation des pouvoirs, reflète l’instabilité chronique qui caractérise les services de renseignements. En plus des règlements de comptes interminables entre généraux, il faut aussi rechercher la cause de cette instabilité dans la lutte des clans au sommet du pouvoir politico-militaire algérien.