Tous les articles correspondant à #Sahara oriental

Diapos. Archives militaires de Vincennes. Ep 5. «Note pour Monsieur le Ministre sur la question du Touat»
Archives militaires de Vincennes. Ep 4. D’Igli à El Arja: comment l’Algérie a séparé les terres de leurs propriétaires marocains
De l’archive de 1886 aux tensions frontalières contemporaines, la même fracture demeure: une terre annexée à l’Algérie, mais des titres, des droits et une mémoire restés marocains. En détachant du Maroc des territoires que ses propres archives reconnaissaient comme liés au sultan et possédés par des tribus marocaines, l’Algérie française a séparé des familles de leurs terres. Cette dépossession continue de produire ses effets après l’éviction des exploitants marocains d’El Arja en 2021, et l’interdiction faite à des familles de Figuig d’accéder aux vergers hérités de leurs ancêtres à Ksar Ich en 2026.
Diapos. Archives militaires de Vincennes. Ep 4. Note du député Sabattier sur les terres appartenant aux Marocains situées en territoire algérien
Archives militaires de Vincennes. Ep 2. La bataille du Sahara oriental: «Séparer du Maroc toutes les populations de Touat, Gourara, Tidikelt»
En 1890, l’Algérie française se prépare à occuper le Sahara (oriental) marocain. Elle craint la résistance des habitants du Grand Touat qui se réclament haut et fort comme des sujets du sultan du Maroc. Un document intitulé «Rapport au Conseil supérieur de la Guerre sur l’occupation du Gourara, du Touat et d’In-Salah» révèle, avec une franchise presque brutale, la mécanique mise en place pour conjurer ce danger: nier les droits marocains, isoler les oasis de leur profondeur chérifienne, neutraliser les puissances européennes qui risquent de voler au secours du sultan Moulay Hassan, puis imposer une suzeraineté française qui ne dirait pas son nom.
Diapos. Archives militaires de Vincennes. Ep 2. «Rapport au Conseil supérieur de la Guerre sur l’occupation du Gourara, du Touat et d’In-Salah»
Quelle est l’ancienneté des frontières de l’Algérie?
En 1830, quand la France débarque à Alger, les frontières de l’Algérie n’existent pas plus qu’un État algérien. Les frontières de l’Algérie ont donc bien été tracées par la France. Et selon un processus bien connu des historiens. 
Archives françaises: «Sahara orano-marocain», le trait d’union qui précéda la frontière
Avant que le rail, les postes militaires et la cartographie administrative ne figent les confins entre le Maroc et l’Algérie française, les sources coloniales employaient une expression aujourd’hui presque oubliée: «Sahara orano-marocain». Loin d’être une curiosité lexicale, ce syntagme désignait Kenadsa, Béchar, les vallées du Guir, de la Zousfana et de la Saoura comme les éléments d’un espace perçu dans sa continuité marocaine, avant d’être conquis, redéfini puis intégré à l’Algérie.
Sahara oriental: l’affaire des «incursions venues du Maroc» documentée durant la conquête française
Les documents militaires français du début du 20ᵉ siècle éclairent avec précision l’engagement de renforts marocains dépêchés par le sultan Moulay Abdelaziz ben Hassan contre la conquête française du Sahara oriental. Ils dessinent une zone saharienne étroitement reliée au Maroc et rapportent des affrontements soutenus par des troupes venues de l’Empire chérifien.
Fébrile, le régime algérien se déchaîne contre la télévision tunisienne pour une carte du Maroc incluant son Sahara…oriental
Une «bourde technique» sur la chaîne publique tunisienne El Wataniya, qui a diffusé une carte du Maroc incluant le territoire du Sahara oriental, a suffi à provoquer une réaction fébrile du régime algérien, qui a exigé des excuses officielles. Une attitude qui traduit l’angoisse grandissante d’Alger face aux négociations en cours sur le Sahara.
Friedrich Rohlfs, géographe au 19e siècle: «les habitants du Sahara (oriental) reconnaissent le sultan du Maroc comme leur suzerain»
Friedrich Gerhard Rohlfs traverse entre 1861 et 1865 le Tafilalet, le Touat et le Tidikelt, avant que la colonisation française ne fige de nouvelles frontières au Sahara. Dans son récit publié en 1868, il ne défend aucune thèse marocaine, mais consigne des faits: caïds, lettres de protection, tribut au sultan, prière du vendredi en son nom, routes caravanières et marchés liés à la capitale de l’époque, Fès. Son témoignage offre ainsi une archive précieuse sur les continuités politiques, religieuses et commerciales qui rattachaient le Sahara oriental à l’Empire chérifien.