Mondial 2030: Marca à la découverte du futur stade Hassan II, sérieux rival du Santiago Bernabéu

La maquette du Grand Stade Hassan II de Benslimane.

À la faveur de la Coupe d’Afrique des nations 2025, le quotidien sportif espagnol MARCA s’est rendu à Benslimane pour observer l’état d’avancement du chantier du futur Grand Stade Hassan II, projet phare du Maroc dans la course à l’organisation de la finale de la Coupe du monde 2030.

Le 02/01/2026 à 18h24

Présenté comme le plus grand stade moderne jamais construit, avec une capacité annoncée de 115.000 spectateurs, le stade Hassan II est l’infrastructure que le Royaume met en avant pour accueillir l’affiche ultime du Mondial co-organisé avec l’Espagne et le Portugal. Une candidature assumée, en concurrence directe avec le Santiago Bernabéu, stade emblématique de Madrid et choix privilégié des autorités espagnoles.

Dans son reportage, MARCA souligne que le futur stade est pour l’instant à peine perceptible. Implanté sur un site de 140 hectares, le projet n’en est encore qu’à ses premiers travaux de structure.

Le journaliste espagnol a pu circuler aux abords du site, suffisamment vastes pour nécessiter «plusieurs minutes en voiture» afin d’en faire le tour complet.

Le média madrilène rappelle que le stade Hassan II a obtenu la meilleure évaluation parmi tous les sites candidats lors de l’inspection de la FIFA, avec une note de 4,3 sur 5, devant les infrastructures proposées en Espagne et au Portugal. Un élément de poids dans un dossier où les critères techniques, logistiques et sécuritaires sont déterminants.

Dans son reportage, le journaliste de MARCA ne cache pas l’enjeu symbolique du projet: «Il est pressenti pour accueillir la finale de la Coupe du monde 2030, en concurrence avec le Santiago Bernabéu», explique-t-il, tout en soulignant l’ampleur du futur stade et ses connexions autoroutières. Non sans ironie, il évoque même une simulation visible sur le site, représentant une hypothétique finale Maroc–Argentine, avant de conclure: «Espérons que non, espérons qu’elle se déroule en Espagne.»

Ces propos font écho aux incertitudes institutionnelles qui entourent la candidature madrilène. La première adjointe au maire de Madrid, Inma Sanz, a récemment reconnu que la ville ne disposait pas, à ce stade, de toutes les garanties nécessaires pour accueillir la finale du Mondial 2030. Elle a évoqué des tensions persistantes entre l’exécutif municipal et le gouvernement central, admettant que Madrid ne pouvait offrir «l’assurance» que cette finale se jouerait au Bernabéu.

Pourtant, en juillet dernier, le même média espagnol affirmait que «l’accord est absolu» en faveur du Santiago Bernabéu. MARCA avançait même que la FIFA n’a jamais caché sa préférence pour le stade du Real Madrid, qui deviendrait alors le troisième stade de l’histoire à accueillir deux finales de Coupe du monde, après l’Azteca de Mexico et le Maracanã de Rio.

Entre déclarations politiques prudentes, ambitions marocaines assumées et certitudes médiatiques venues d’Espagne, l’attribution de la finale du Mondial 2030 reste loin d’être tranchée. Une chose est sûre: avec le stade Hassan II de Benslimane, le Maroc ne se contente pas d’un rôle secondaire et entend s’imposer comme un acteur central de cette Coupe du monde historique.

Par La Rédaction
Le 02/01/2026 à 18h24