Violences urbaines et manifestations à Salé: 12 mineurs condamnés

Des membres des forces auxiliaires enlèvent des débris près de véhicules incendiés suite à une manifestation de la Gen Z à Salé, le 1er octobre 2025.. AFP or licensors

Revue de presseLa Chambre criminelle de Rabat a condamné douze mineurs à des peines allant de trois à quatre ans de prison ferme pour leur implication dans des actes de vandalisme et des affrontements avec les forces de l’ordre à Salé. Ils étaient poursuivis notamment pour incendies volontaires et dégradation de biens publics. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 20/10/2026 à 19h42

La Chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Rabat a rendu son verdict tard dans la soirée de lundi en prononçant des peines d’emprisonnement ferme allant de trois à quatre ans à l’encontre de douze mineurs poursuivis en état de détention, à la suite des actes de vandalisme et de violence liés aux protestations attribuées à la Génération Z dans plusieurs quartiers de la ville de Salé.

Les accusés étaient poursuivis pour des chefs d’accusation graves, dont le rassemblement armé, l’outrage et la rébellion, la coupure de la voie publique, l’incendie volontaire, la détérioration de biens d’utilité publique ainsi que des jets de pierres contre les forces de l’ordre lors des manifestations, indique le quotidien Al Akhbar de ce mercredi 21 octobre. La Direction générale de la Sûreté nationale s’est constituée partie civile dans cette affaire en raison des dommages matériels importants subis par ses véhicules d’intervention.

Dans le détail de la première affaire, la juridiction a prononcé une peine globale de trente ans de prison ferme à l’encontre de neuf mineurs, se répartissant entre trois ans de prison ferme pour six d’entre eux et quatre ans de prison ferme pour les trois autres. Le deuxième dossier concerne deux autres mineurs condamnés chacun à trois ans de prison ferme, assortis d’une amende de 20.000 dirhams destinés à indemniser Barid Al-Maghrib et la DGSN pour les dégâts occasionnés aux établissements touchés par les actes d’incendie et de dégradation dans le quartier Chemaou à Salé. Enfin, dans le troisième dossier, le tribunal a condamné un mineur à trois ans de prison ferme et à une amende de 10.000 dirhams au profit des parties lésées.

Ces jugements s’inscrivent dans le cadre du traitement judiciaire de plusieurs dossiers d’émeutes ayant vu l’implication de mineurs dans des affrontements violents avec les forces publiques et la destruction de biens publics et privés. Ces violences se sont déroulées dans plusieurs secteurs de la ville de Salé, où des actes de vandalisme ciblés ont provoqué de vives inquiétudes parmi la population. Le tribunal a fait preuve d’une grande fermeté en retenant la gravité des infractions commises, compte tenu de la violence des heurts et de la préméditation de certains actes de destruction, lit-on dans Al Akhbar.

Auparavant, la même instance judiciaire avait accordé la liberté provisoire à 21 mineurs sur un total de 39 personnes interpellées dans le cadre des mêmes troubles. Ces libérations avaient également concerné un autre mineur poursuivi dans un dossier séparé lié aux arrestations survenues dans la zone d’Ain Attiq, relevant de la préfecture de Skhirate-Témara. La justice avait initialement refusé les demandes de mise en liberté provisoire en raison de la lourdeur des charges et de l’impact social des débordements constatés.

Les événements tragiques associés aux manifestations de la Génération Z ont été marqués par des intrusions violentes dans des locaux commerciaux, des dégradations au niveau d’agences bancaires ainsi que l’incendie volontaire de véhicules de police et de forces publiques. L’issue de ces procès constitue un signal fort envoyé par l’institution judiciaire quant à la prise en charge des actes de violence urbaine, tout en mettant en lumière les défis posés par la délinquance des mineurs lors des mouvements de contestation sociale.

Par La Rédaction
Le 20/10/2026 à 19h42