Vaccination anti-Covid-19: voici pourquoi il faut être à l’heure pour sa piqûre, à la minute près

En France, 140 patients ont reçu une injection de sérum physiologique au lieu du vaccin Pfizer/BioNTech, le mardi 20 avril 2021. . DR

Les personnes qui souhaitent se faire vacciner contre le Covid-19 doivent absolument respecter l'heure de leur rendez-vous. C’est ce que préconise le docteur Saïd Afif, membre du comité technique de la vaccination, qui s'est exprimé au matin de ce mercredi 27 janvier sur Luxe radio.

Le 27/01/2021 à 12h40

Le docteur Saïd Afif, qui est aussi le président de la Fédération Nationale de la Santé (FNS), a aussi précisé sur Luxe Radio qu’un seul flacon servait à vacciner dix personnes. "La vaccination se fait à la chaîne, et pour éviter la déperdition, les candidats doivent absolument respecter leur rendez-vous", a-t-il conseillé aux auditeurs.

Saïd Afif a également souligné qu’après l’administration de l'injection, il ne faut pas s’en aller tout de suite, et attendre un bon quart d'heure, le temps pour l'équipe médicale de vérifier s’il n’y a pas eu de réaction allergique, afin d'éviter ce qui est appelé dans le jargon médical un "choc anaphylactique".

Deux millions de doses du vaccin Covishield, conçu et produit par le laboratoire britanico-suédois AstraZeneca en partenariat avec l’université d’Oxford et 500.000 doses du vaccin chinois de Sinopharm sont d'ores et déjà au Maroc, où le processus logistique de leur acheminement dans les 3.000 centres de vaccination du Royaume suit actuellement son cours.

Interrogé sur l’obligation de la vaccination, ce médecin a rappelé une fois de plus que "l’acte vaccinal est un acte volontaire" et que la polémique qui a pu avoir lieu la nécessité de détenir passeport vaccinal n’a, au Maroc, "à un aucun moment été discutée au sein du comité technique de la vaccination".

Même si aucune date n’a encore été officiellement annoncée, la campagne de vaccination devrait démarrer dès ce vendredi 29 janvier.

La priorité a d'abord été donnée à ceux en première ligne dans la lutte contre le virus et aux plus vulnérables: le personnel médical, les éléments de la Gendarmerie royale, ceux de la Sûreté nationale, ainsi que les personnes âgées et souffrant de maladies chroniques, de plus de 75 ans.

Par Qods Chabaa
Le 27/01/2021 à 12h40