Un caid de la préfecture de Ouarzazate a été jusqu'à falsifier des attestations et certificats administratifs pour faciliter aux agriculteurs la procédure d’exploitation des terres collectives agricoles, dans le cadre du Plan Maroc vert, rapporte le quotidien Assabah dans son édition de ce lundi 29 août.
D’après le journal, le ministère de l’Intérieur est intervenu en urgence afin de mettre fin aux différentes tentatives d’appropriation de ces terres, dans l’arrondissement d'Amerzgane. Car il suffisait de présenter une autorisation cachetée par deux délégués pour pouvoir les exploiter.
Le caid a été rapidement rattrapé par la réalité lorsque les véritables propriétaires des terrains sont venus réclamer leur dû, attestations, cartes et documents à l’appui. Mais, à ce stade, il était déjà trop tard. Assabah explique que le caid avait cédé à la pression exercée par les délégués des terres collectives, délégués appartenant à une mafia du foncier. L’agent d’autorité a ensuite tenté de corriger son erreur en demandant aux deux délégués de régler cette affaire à l’amiable avec les véritables propriétaires des terrains agricoles, en vain. Le caid a donc, finalement, alerté le ministère de l’Intérieur. En attendant de trouver une solution à cet épineux problème, le ministère de l’Intérieur a interdit toute exploitation des terrains agricoles, même par les véritables propriétaires.
Les enquêteurs ont découvert que les deux délégués des terres agricoles n'en étaient pas à leur coup d’essai. Ils sont, en effet, déjà impliqués dans plusieurs affaires similaires de falsification de documents administratifs officiels.