Suicide du jeune médecin résident: le dossier est entre les mains de la justice, selon Baitas

Point de presse de Mustapha Baitas, ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement . MAP

Mustapha Baitas, ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, a annoncé que l’affaire du suicide du jeune médecin résident au CHU d'Ibn Rochd de Casablanca, qui effectuait un stage de spécialisation en France, est entre les mains de la justice.

Le 08/09/2022 à 15h31

Mustapha Baitas, porte-parole du gouvernement, qui intervenait, ce jeudi 8 septembre 2022, lors du point de presse tenu à l'issue de la réunion hebdomadaire du Conseil de gouvernement, a indiqué que le dossier du suicide du jeune médecin résident est entre les mains de la justice, tout en précisant que le ministère de la Santé a lancé des investigations en interne.

Il a souligné que le défunt étudiait pour obtenir le diplôme national de spécialisation en urologie à l'hôpital Ibn Rochd et avait commencé sa formation depuis le 11 mars 2019. Il avait validé tous ses stages et avait obtenu de bonnes notes. 

Du 10 janvier au 10 juin 2022, le défunt médecin avait participé à 27 chirurgies, dont 5 en juin. Comme ses confrères, il avait suivi un stage en oncologie urologique. Il avait également réalisé des gardes dans les services d’urgence et avait reçu une compensation comme ses collègues, toujours selon le porte-parole du gouvernement.

Mustapha Baitas a, par ailleurs, signalé que le gouvernement tient à la réforme du secteur de la santé, dans son intégralité, et que la question de la formation des médecins résidents est l'un des principaux sujets de cette refonte.

Il a aussi rappelé que le gouvernement a précédemment honoré ses engagements envers la catégorie des médecins, notamment à travers le changement de la grille des indices des médecins, pharmaciens et médecins dentaires pour qu’elle commence avec l’indice 509 avec l’ensemble de ses indemnités, et qu’il se penche sur l’amélioration des conditions de formation des étudiants.

Médecin résident, le défunt s’est suicidé alors qu’il effectuait un stage de spécialisation dans un établissement de santé en France. Sa famille exige que les circonstances de ce drame soient tirées au clair et que les responsables de la mort de leur fils rendent des comptes devant la justice.

D'après sa famille, le jeune médecin a subi d’énormes pressions et des humiliations et a été victime d’injustices. Cela en plus de sanctions non justifiées dont il a fait l’objet et de la privation systématique de son droit à la formation.

Par Hajar Kharroubi
Le 08/09/2022 à 15h31