Tanger-Tétouan-Al Hoceïma: salaires amputés et climat social tendu dans le secteur de la santé

L'hôpital Mohammed VI de Tanger. . DR

Revue de presseUne vague d’indignation submerge les professionnels de la santé de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Des prélèvements exceptionnels, oscillant entre 50 et 70% de leur rémunération du mois de janvier, ont été opérés sur leurs salaires, suscitant une crise financière, immédiate, et une profonde incompréhension. Le Syndicat national de la santé publique (SNSP) dénonce une mesure arbitraire et exige des explications ainsi qu’un remboursement sans délai. Cet article est une revue de presse tirée d’Al Ahdath Al Maghribia.

Le 02/02/2026 à 18h15

Les professionnels de la santé de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma sont en proie à une vive émotion, après la découverte de ponctions massives et inattendues sur leurs salaires du mois de janvier. Ces retenues, d’une ampleur inédite, ont atteint des niveaux records, variant entre 50 et 70% de la rémunération mensuelle, rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 3 février.

Cette décision, appliquée sans préavis ni justification officielle, a plongé de nombreux agents dans une crise financière aiguë, perturbant profondément leur quotidien et suscitant un climat de tension considérable. Face à cette situation, le Syndicat national de la santé publique (SNSP) régional a exprimé sa plus vive inquiétude.

Le syndicat qualifie ces prélèvements «d’arbitraires et préjudiciables aux moyens de subsistance des travailleurs de la santé», pointant du doigt les services de la Trésorerie générale du Royaume. Il dénonce des ponctions «aléatoires et injustifiées» qui constitueraient, selon lui, une violation manifeste des dispositions légales. La loi garantit en effet la protection du salaire et interdit tout prélèvement supérieur à 50%, quel qu’en soit le motif.

Le SNSP souligne que ces retenues ont été imposées en l’absence totale de communication préalable de la part des administrations concernées, aggravant le sentiment de mécontentement et d’injustice. Pour sortir de cette impasse, le syndicat exige le remboursement immédiat des sommes retenues et réclame l’ouverture d’une enquête urgente afin d’établir les responsabilités et d’appliquer les sanctions légales et administratives qui s’imposent, note Al Ahdath Al Maghribia.

Dans un souci d’apaisement, le syndicat tient à préciser que la direction des Groupements sanitaires territoriaux (GST) n’est pas à l’origine de ces ponctions salariales, saluant au contraire ses efforts pour rechercher des solutions appropriées à cette crise.

Par Hassan Benadad
Le 02/02/2026 à 18h15