Face à un remplissage exceptionnel consécutif aux récentes intempéries, la préfecture de Mohammedia a ordonné, le mardi 3 février dernier, le déversement maîtrisé de 5% des volumes retenus par le barrage Oued El Maleh. Cette manœuvre préventive a pour objectif de maintenir l’équilibre structurel de l’ouvrage et d’éviter tout risque de dépassement de sa capacité.
Les habitants riverains de l’oued, préalablement informés par les autorités, ont été invités à éviter toute proximité ou traversée du cours d’eau pendant la période de délestage, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 6 février. Ce déversement, mené de manière graduelle et encadrée, s’est effectué en étroite coordination avec les services techniques locaux et sous le contrôle d’ingénieurs, dans le but d’orienter les flux vers la mer sans affecter les infrastructures ni menacer les localités proches.
L’état hydraulique du barrage fait l’objet d’une surveillance en temps réel, garantissant le respect des normes de sécurité en vigueur. Malgré ces précautions, une certaine appréhension persiste parmi les populations des douars avoisinants, où le souvenir des inondations de 2002 –liées à un dysfonctionnement technique du même barrage– reste vif. À l’époque, des quartiers entiers de Mohammedia et des environs avaient été submergés, occasionnant d’importants dégâts matériels.
Des acteurs de la société civile se sont associés aux autorités pour tenter d’apaiser les craintes, insistant sur le caractère contrôlé de l’opération et sur la différence entre les rumeurs et la réalité du terrain, indique Al Ahdath Al Maghribia. Rappelons que l’Oued El Maleh traverse les territoires de Sidi Moussa Ben Ali, Sidi Moussa Mejdoub, Chellalat, Ain Harrouda et Mohammedia, avant de se jeter dans l’océan Atlantique, à proximité de la raffinerie Samir.



