Loi sur les avocats: divergences et polémiques au sein de la profession

La grève des avocats contre le projet de loi régissant la profession a paralysé les tribunaux mardi 6 janvier

Revue de presseLe projet de loi régissant la profession d’avocat continue de susciter débats, réactions et polémiques au sein du secteur. Les détails dans cette revue de presse, tirée du quotidien Assabah.

Le 19/01/2026 à 20h47

La lettre adressée par les deux anciens bâtonniers, Me Mohamed Chehbi et Me Abdellah Dermich, au président de l’Ordre des Avocats de Casablanca (Barreau de Casablanca), au sujet de la suspension des services professionnels à l’appel de l’Association nationale des barreaux du Maroc, a suscité de vives polémiques au sein des membres de la Toge noire.

Dans cette lettre, «les deux anciens bâtonniers et membres de l’Ordre des Avocats de Casablanca ont souligné que le devoir professionnel, l’intérêt suprême de la nation, ainsi que les dispositions constitutionnelles du Royaume et la loi relative à la profession, exigent d’eux d’exprimer leur position à propos de ce qui se passe aujourd’hui au sein de la profession», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du mardi 20 janvier.

Les deux anciens bâtonniers visent par leur écrit les décisions prises par l’Association des barreaux du Maroc, notamment l’appel à la suspension des services professionnels, qui demeure en vigueur mardi et mercredi.

À ce propos, ils ont fait remarquer que «l’Association des barreaux du Maroc n’a pas le droit de prendre des décisions qui relèvent des compétences des Barreaux, lesquels demeurent la seule instance habilitée à exprimer les positions dans le cadre du respect de la loi relative à la profession».

Ils soulignent également que la suspension des services professionnels, qui devraient être rendus aux clients des avocats, constitue une violation des dispositions de la loi relative à la profession d’avocat et ne relève ni des mécanismes de la sagesse, ni de l’éthique.

Pour résoudre les conflits, estiment les deux anciens bâtonniers, «la solution réside dans le dialogue clair, transparent et constructif, en prenant en compte les dispositions constitutionnelles qui accordent au Roi le pouvoir d’arbitre suprême entre les institutions».

La lettre des deux anciens bâtonniers a suscité la colère de plusieurs voix au sein de la profession, qui sont montées au créneau pour appeler à l’escalade. C’est ce qu’a décidé l’Association des barreaux du Maroc, en appelant à une grève générale d’une semaine à partir de lundi, en demandant aux avocats de prendre les mesures nécessaires pour entamer un débrayage continu, en plus d’un sit-in prévu le 6 février devant le siège du Parlement à Rabat.

Par La Rédaction
Le 19/01/2026 à 20h47