Construit sur l’Oued Sebou et mis en service en 1990, le barrage Allal El Fassi se distingue par un ouvrage principal long de 260 mètres et haut de 67 mètres. Sa capacité totale de stockage atteint 63,7 millions de mètres cubes, tandis que son bassin versant s’étend sur une superficie d’environ 5.400 km².
Selon Noureddine Serghini, responsable de communication à l’Agence du bassin hydraulique du Sebou, «le taux de remplissage du barrage avoisine aujourd’hui les 98,4%, ce qui représente un volume d’eau estimé à près de 62,7 millions de mètres cubes». Il ajoute: «Cette situation est directement liée aux importantes précipitations qu’a connues le bassin, avec environ 212 mm de pluie depuis le début du mois de décembre, générant des apports hydriques d’environ 81 millions de mètres cubes».
Outre son rôle de régulation des ressources en eau, le barrage Allal El Fassi assure plusieurs fonctions stratégiques. «Le barrage contribue à la production d’énergie hydroélectrique avec une capacité annuelle de 270 GWh», précise le responsable. Il souligne également son rôle dans l’irrigation: «Le barrage permet l’arrosage de près de 30.000 hectares dans la région».
Enfin, le barrage participe, de manière indirecte, à l’alimentation en eau potable des villes de Fès et de Meknès. «Cette contribution s’inscrit dans le cadre d’un système intégré reliant le barrage Allal El Fassi au barrage Idriss Ier, via le tunnel hydraulique de Matmata, long d’environ 15 kilomètres, par lequel un débit d’environ 38 mètres cubes par seconde est transféré.»
Le barrage Allal El Fassi. (Y.Jaoual/Le360)
Dans un contexte marqué par les enjeux de stress hydrique, ces niveaux de remplissage constituent «un signal positif pour la gestion des ressources en eau et la sécurité hydrique des régions concernées», conclut Serghini, soulignant l’importance des infrastructures hydrauliques dans l’adaptation aux aléas climatiques.



















