Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a apporté un démenti catégorique concernant d’éventuelles majorations tarifaires sur les factures d’eau et d’électricité à la suite de l’instauration des Sociétés régionales multiservices (SRM). Selon lui, les ajustements mentionnés ne constituent en rien une hausse, mais procèdent principalement d’une régularisation technique, corrigeant des anomalies antérieures dans le relevé des compteurs de consommation.
«Intervenant le mardi 20 janvier lors d’une séance de questions orales à la Chambre des conseillers, le ministre a précisé que l’objectif fondamental des SRM n’est pas d’alourdir la charge des citoyens», rapporte Al Akhbar de ce jeudi 22 janvier. Bien au contraire, cette réforme a été conçue pour pallier des défaillances structurelles profondes, héritées d’anciens modes de gestion caractérisés par un contrôle déficient et une lecture irrégulière des index, sources de facturations approximatives dans plusieurs régions.
Laftit a souligné que ce nouveau modèle a été déployé dans un contexte complexe, marqué par l’héritage de graves dysfonctionnements. Parmi ceux-ci figurent une fragmentation extrême de la gestion du secteur de l’eau, auparavant supervisée par plus de 12 000 associations à l’échelle nationale, ainsi que l’état délabré des infrastructures, la faible rentabilité des réseaux et des capacités de production et de transport d’eau insuffisantes.
Le ministre a également indiqué que les SRM ont dû composer avec les limites des anciens schémas directeurs de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE), ainsi qu’avec l’obsolescence et la répartition inégale du réseau des agences commerciales. «Cette réorientation s’inscrit dans le cadre global du chantier de la régionalisation avancée, répondant à des études ayant mis en lumière les problématiques de multiplicité des intervenants, d’interconnexion des réseaux et de fortes disparités spatiales entre zones urbaines et rurales, tant en qualité qu’en continuité de service», note Al Akhbar.
En conclusion, Abdelouafi Laftit a rappelé que l’ancien modèle avait révélé les lacunes financières et techniques de nombreuses agences et communes à répondre aux impératifs d’investissement, aggravées par une détérioration significative des infrastructures due à un entretien minimal et à l’accumulation d’un déficit structurel.








