Kénitra: un employé de banque condamné à 3 ans de prison pour détournement de fonds

Ce sont 1,5 millions de dirham qui ont été détournés par l'employé d'une banque de Kénitra, qui a été condamné à purger une peine de prison ferme. . DR

Revue de presseLa Chambre criminelle chargée des infractions financières près la Cour d’appel de Rabat a rendu, le lundi 9 mars, un verdict sévère à l’encontre d’un employé de banque à Kénitra. Reconnu coupable du détournement de fonds s’élevant à 1,5 million de dirhams, le prévenu a été condamné à trois ans d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende de 10.000 dirhams. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 10/03/2026 à 18h17

L’affaire avait été portée à la connaissance des autorités judiciaires suite à une plainte déposée par les responsables de l’agence bancaire relevant d’un établissement public. La direction avait signalé des anomalies dans la gestion de la caisse, ainsi que la disparition inexpliquée de son responsable, un quadragénaire employé de cette même agence.

Interpellé par les éléments de la police judiciaire, le suspect a été déféré devant le parquet général, qui a ordonné son placement en détention et son renvoi en comparution immédiate, rapporte le quotidien Al Akhbar de ce mercredi 11 mars. Lors de son audition, l’employé a reconnu les faits, acculé par les preuves accablantes réunies contre lui. Son arrestation a permis la saisie à son domicile d’un million de dirhams, tandis qu’il a admis avoir dépensé le reste de la somme, soit 500.000 dirhams.

L’enquête a révélé que «les premiers soupçons sont nés de la découverte d’irrégularités financières au sein de l’agence, lors d’une inspection de la commission générale relevant de la banque centrale. C’est cet organisme qui a transmis le dossier au parquet, déclenchant l’intervention de la police judiciaire de la wilaya de sûreté de Kénitra», écrit le quotidien.

Les investigations se sont concentrées sur l’analyse des transactions informatiques, en particulier les opérations de dépôt et de retrait validées par le mis en cause grâce à ses identifiants personnels. Les enquêteurs l’ont ensuite confronté à ses relevés bancaires, anormalement approvisionnés, et à d’importants transferts suspects qu’il avait récemment effectués, écrit Al Akhbar. L’élément déterminant restera toutefois la preuve irréfutable fournie par les enregistrements d’une caméra de surveillance, qui l’ont filmé en train de quitter la banque en emportant une caisse contenant le montant détourné.

Par Hassan Benadad
Le 10/03/2026 à 18h17