Ce colloque s’articule autour de plusieurs ateliers, dont une session de formation consacrée à l’IA et à la linguistique informatique, y compris en amazigh et en hassani.
Karim Bouzoubaâ, professeur à l’École Mohammadia des ingénieurs à Rabat et l’un des organisateurs, s’est félicité de la tenue de cette première rencontre au Maroc, dédiée à la jeunesse et à la science, en dehors de l’Union européenne.
De son côté, Khalil Choukri, également organisateur, a expliqué au micro de Le360 que l’idée était d’amener au Maroc des jeunes et des experts afin de réfléchir à la manière de «développer une IA marocaine souveraine qui ne dépende pas nécessairement de l’extérieur». Et d’ajouter qu’il est très important que «le monde académique national s’implique davantage dans cette nouvelle technologie qu’est l’IA, de sorte que nous puissions disposer d’une intelligence artificielle made in Morocco».
Pour sa part, Christophe Friezas, doctorant à l’Université du Luxembourg, a souligné que sa participation à Salé constitue «une meilleure introduction» au monde scientifique. «Les débats sont très intéressants et moi-même, je travaille sur l’IA et les langues», a affirmé le conférencier.
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Ahmed Sentissi, l’un des intervenants, a exprimé une ambition encore plus forte: contribuer à faire du Maroc une destination scientifique pour les jeunes, à l’instar de ce qu’il représente déjà dans les domaines du tourisme et de la culture. «Je peux dire que le Maroc est une puissance en Afrique et dans la région Mena dans tout ce qui touche au tourisme scientifique et culturel», a-t-il conclu.
Au-delà des échanges académiques, cette rencontre aura surtout mis en lumière une ambition naissante: faire émerger, depuis le Maroc, un écosystème scientifique capable de penser, développer et maîtriser ses propres outils d’intelligence artificielle.








