Après une séance marathonienne qui a duré plusieurs heures, la chambre criminelle de premier degré près la Cour d’appel de Fès a clos le dossier dans lequel sont poursuivis un psychiatre et six autres prévenus. Ces derniers faisaient face à de lourdes accusations liées à l’exploitation sexuelle de patientes sous couvert de traitement médical, ainsi qu’à la consommation et au trafic de drogues et à l’organisation de soirées suspectes.
Le verdict a été prononcé à l’issue d’un parcours judiciaire complexe, marqué par des audiences tendues et des détails choquants présentés devant la cour. L’affaire a mêlé des accusations d’exploitation sexuelle dans un cadre thérapeutique, de consommation de stupéfiants et d’organisation de rencontres suspectes, le tout dans une atmosphère de grande attention médiatique et publique.
Concernant les détails du jugement, la cour a prononcé des peines allant de 20 ans de réclusion criminelle à six mois de prison ferme. Le principal accusé a été condamné à la peine la plus lourde et à une amende de 200.000 dirhams. Son cousin a été reconnu coupable de participation à la traite d’êtres humains, possession de drogues dures et facilitation de leur usage, écopant ainsi de cinq ans de prison ferme et d’une amende de 50.000 dirhams, tout en étant acquitté des autres charges.
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Le tribunal a également condamné à un an de prison ferme un infirmier poursuivi dans cette même affaire, une peine identique à celle prononcée contre un ressortissant belge propriétaire d’un riad dans l’ancienne médina de Fès, ainsi qu’une employée travaillant avec lui. Par ailleurs, un professeur universitaire a été condamné à six mois de prison ferme, tandis qu’un photographe a été reconnu coupable des faits qui lui sont imputés et condamné à six ans de prison ferme assortis d’une amende de 10.000 dirhams.
Sur le volet civil, le jugement a contraint le psychiatre à verser une indemnité de 100.000 dirhams au profit de l’une des victimes. Son cousin et le photographe ont été condamnés à verser solidairement une indemnité de 40.000 dirhams à cette même victime. La cour a également condamné le médecin à verser 200.000 dirhams à une seconde victime, avec l’obligation pour le photographe, le propriétaire du riad et l’employée de verser une indemnité solidaire de 60.000 dirhams.
Pour rappel, le juge d’instruction avait renvoyé le psychiatre devant la chambre criminelle de premier degré pour des chefs d’accusation incluant la facilitation de l’usage de drogues, la consommation de drogues dures, la traite d’êtres humains, ainsi que la possession de stupéfiants.
Ce verdict vient couronner un processus judiciaire qui avait débuté avec la plainte déposée par l’épouse du médecin, avant que l’enquête ne s’élargisse pour inclure les témoignages de plusieurs femmes ayant relaté des faits choquants, dénonçant l’exploitation de leur vulnérabilité psychologique dans ce qui leur était présenté comme un parcours de soins.







