Des politiques et des blogueurs devant la justice pour diffamation

Photo d'illustration. . DR

Revue de presseDans le nord du Royaume, des dirigeants politiques du PAM et du PJD ainsi que des blogueurs vont comparaître devant la justice dans différentes affaires d’injure, de calomnie et de diffamation. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 18/05/2023 à 21h51

A Tétouan et El M’diq, plusieurs dirigeants politiques s’apprêtent à comparaître devant le tribunal de première instance de Tétouan pour leur implication présumée dans de nombreuses affaires d’injures, de calomnies et de diffamation sur les réseaux sociaux, rapporte le quotidien Al Akhbar dans sa livraison du 19 mai.

Ces dirigeants politiques ne seront pas les seuls à comparaître devant la justice à Tétouan. Des blogueurs et des internautes, actifs sur le réseau social Facebook, sont également poursuivis pour les mêmes chefs d’accusation, à la suite de plusieurs plaintes déposées par des citoyens.

D’après le journal, ces différentes affaires seront examinées par la justice à partir du 23 mai prochain. Parmi les mis en cause, un dirigeant du Parti authenticité et modernité (PAM), élu au Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, placé en détention préventive pour diffamation, chantage et atteinte à la vie privée d’autrui.

En juin prochain, un autre dirigeant du PAM à l’échelle locale devrait comparaître devant la justice. Des citoyens ont porté plainte contre lui pour avoir publié une photo les réunissant sur les réseaux sociaux, avec un commentaire injurieux et diffamant, rapporte les sources du journal.

En septembre prochain, c’est un dirigeant du Parti de la justice et du développement (PJD), ancien conseiller communal à Fnideq, qui va être jugé par le même tribunal pour son implication présumée dans une affaire d’injure, de calomnie et de diffamation sur son compte Facebook, ainsi que d’insultes à l’égard de journalistes.

Selon les sources du journal, les mis en cause encourent des peines de prison ferme allant d’un an à trois ans, ainsi que des amendes de 2.000 à 20.000 dirhams conformément à l’article 447 du Code pénal. En attendant, les autorités poursuivent leur enquête sur les méthodes utilisées par certaines pages Facebook.

Par Khalil Rachdi
Le 18/05/2023 à 21h51