Deux sociétés de financement ont été escroquées en accordant des crédits à la consommation sur la base de faux documents. Dans sa livraison de mercredi 4 février, le quotidien arabophone Assabah rapporte que ce sont des opérations de contrôle des crédits en souffrance et autres impayés dans l’une de ces sociétés de financement qui ont mis à nu l’utilisation de faux documents pour bénéficier d’un crédit. Ce contrôle a conclu que de nombreux crédits été ainsi octroyés par la société en se laissant piéger par de faux documents et par des escrocs qui n’ont jamais remboursé la moindre mensualité.
Les responsables ayant diligenté ce contrôle, en coordination avec une autre société consœur, ont remarqué que cette dernière a été également victime des mêmes escroqueries, et ce en épluchant à son tour les crédits impayés, dont le montant varie entre 15.000 et 50.000 dirhams chacun.
Cette coordination a permis d’identifier quelque 600 dossiers de crédits accordés à 150 bénéficiaires sur la base de faux documents, et bien évidemment jamais remboursés. Qu’il s’agisse des attestations de travail ou de salaire certifiant que les demandeurs de crédit perçoivent un salaire d’au moins 8000 dirhams, il s’est avéré que tous ces documents sont falsifiés. Il en est de même des relevés de comptes bancaires fournis par certains comme garantie. Résultat de ces escroqueries: les deux sociétés de financement ont cumulé une perte de 150 millions de dirhams en crédits douteux.. Selon les contrôleurs qui ont déniché ces escroqueries, si au moins un document d’affiliation à la CNSS avait été exigé à ces demandeurs de crédit, le fiasco aurait pu être évité.
C’est cette imprudence qui a ouvert la brèche dans laquelle se sont engouffrés plusieurs escrocs pour se servir en crédits sans la moindre garantie. Contrairement aux banques, qui ont des garanties pour certains crédits, comme l’hypothèque sur un bien immobilier, les sociétés de financement n’ont de garantie que des documents en bonne et due forme, surtout pour les crédits à la consommation.
Assabah ajoute que le service du contentieux au sein des deux sociétés de financement prépare actuellement une action en justice en vue de récupérer ce qui peut encore l’être en engageant des poursuites contre «les escrocs du crédit à la consommation».








